30.07.2010

La garde à vue est illégale dit le Conseil Constitutionnel

Notre site vous le disait depuis très longtemps !

Nous sommes parmi les premiers à vous le dire

et à vous fournir cette décision COLOSSALE

DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL LA GARDE A VUE EST ILLEGALE.pdf

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Woerth est-il tiré d'affaire (L'Express video)

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Affaire Woerth : un bien petit monde... Le directeur de cabinet du ministre, Sébastien Proto est l'ami d'Antoine Arnault. Or, le fils de Bernard Arnault a pour beau-père... Patrice de Maistre.

Depuis un mois et demi, Eric Woerth occupe une place de choix dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler l'affaire Woerth-Bettencourt. Une affaire qui a révélé que décidément, politiques et grandes fortunes évoluent dans un bien petit monde. La femme du ministre qui travaillait, jusqu'au mois dernier, pour une des premières fortunes de France, ses rencontres avec Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt et l'employeur de son épouse, le financement de son micro-parti… Le ministre a fait front. Forcément conseillé et aidé par son directeur de cabinet, Sébastien Proto. Ce dernier définissait ainsi son poste en 2009 : "Mon rôle est de m'assurer que (le ministre) a tous les éléments, à la fois techniques et politiques pour prendre sa décision". Il était déjà son directeur de cabinet au ministère du Budget après en avoir été le directeur adjoint. A ce poste, il était donc chargé de lutter, avec son patron, contre l'évasion fiscale. Par exemple, lors de la révélation en septembre 2009 de la liste de 3.000 évadés fiscaux, les deux hommes prennent la pose pour le JDD

Sébastien Proto évolue lui aussi dans un bien petit monde. Disons-le, un bien petit monde qui est le même qu'Eric Woerth !

Selon nos sources, Sébastien Proto est un ami proche d'Antoine Arnault, fils de la première fortune de France. Antoine Arnault qui n'est autre que… le beau-fils de Patrice de Maistre. Ce dernier a en effet épousé en secondes noces Anne Dewavrin, la mère d'Antoine Arnault. Anne Méaux, qui conseille Eric Woerth dans sa communication, confirme cette amitié à Nouvelobs.com : "Oui, Sébastien Proto et Antoine Arnault se connaissent. Ils n'ont pas à s'en cacher". Et d'ajouter : "Mais cela n'a jamais interféré dans le travail de Sébastien Proto". Evidemment. Tout comme Eric Woerth a démenti jeudi tout conflit d'intérêt, n'ayant jamais, au cours de rencontres avec De Maistre, mentionné son épouse que pour évoquer son parcours mais pas pour demander son embauche.

Contacté, le ministère nous a répondu qu'il s'agissait là de vie privée, et que le directeur de cabinet n'avait pas à s'exprimer sur le sujet. C'est tout le problème de l'affaire Bettencourt au sens large, sphère privée et sphère publique cohabitent, s'entremêlent, se touchent. Décidemment un bien petit monde.

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AH BON ? DE MAISTRE EST LE BEAU-PERE DE ....

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/201007...

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Responsabilité des juges : la loi est passée

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...

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La société de François-Marie Banier reçoit 710 000 euros par an de L'Oréal

Une soixantaine" d'actionnaires de L'Oréal, dont "certains ont des milliers d'actions", selon l'avocat Frédérik-Karel Canoy, ont demandé à se joindre à la démarche de Michel Tiphineau, un retraité de 63 ans qui a déposé une plainte contre X, le 5 juillet, après avoir entendu parler d'un contrat liant L'Oréal à François-Marie Banier. La fille de Liliane Bettencourt, Françoise, avait porté plainte en 2007 pour "abus de faiblesse" à l'encontre de François-Marie Banier, un photographe de 62 ans proche de Liliane Bettencourt, déclenchant la série d'enquêtes actuelles de "l'affaire Bettencourt".

Après le dépôt de la plainte des actionnaires, qui"vise notamment François-Marie Banier pour abus de biens sociaux", d'après Me Canoy, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, confiée à la brigade financière. Une porte-parole de L'Oréal a reconnu l'existence d'"une relation contractuelle, d'ailleurs publique, avec M. François-Marie Banier depuis une dizaine d'années et qui prend fin en 2011".

En réalité, L'Oréal est doublement liée à Héricy, une société créée en 1996 par François-Marie Banier. Dans les pièces versées au dossier, et dont Le Monde a eu connaissance, figurent, en date du 24 octobre 2001, une "convention de parrainage" et "un contrat de prestations". MeLaurent Merlet, l'un des avocats de François-Marie Banier, nous a confirmé l'existence de ces deux accords. Au total, Héricy reçoit 710 000 euros chaque année de L'Oréal jusqu'au 31 décembre 2011.

Le jour de la signature de ces accords, François-Marie Banier envoyait une lettre à Lindsay Owen-Jones, alors PDG de L'Oréal (lequel n'a pas démenti avoir reçu en 2005, de Liliane Bettencourt, une donation de 100 millions d'euros, assortis des droits d'enregistrement de 60 millions d'euros): "Cher Lindsay, C'est avec une grande émotion que je viens de signer le contrat qui me permet de travailler encore pendant dix ans sans le souci de plaire."

Pour Me Laurent Merlet, le contrat avec L'Oréal est "parfaitement exécuté""François-Marie Banier a fait ce qu'on lui demandait", assure l'avocat. Et de renvoyer aux photos qui prouvent la présence des dirigeants de L'Oréal aux vernissages de ses expositions. Ou à son site Internet, sur lequel figure la liste de ses livres et de ses expositions.

"Depuis dix ans, mes livres sont sponsorisés par L'Oréal. Sponsorise-t-on un escroc ?", feignait de se demander le photographe dans un long entretien au Monde le 10 décembre 2009.

Lire l'intégralité de l'article de Marie-Pierre Subtil en zone abonnés sur le site du Monde.fr et dans Le Monde daté du 31 juillet, disponible dans les kiosques ce vendredi à partir de 14 heures

11:44 | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Yvan Colonna reste en prison

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté, vendredi 30 juillet, une demande de remise en liberté d'Yvan Colonna, détenu depuis 2003 et dont la condamnation à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac a été annulée par la Cour de cassation. "Je ne suis pour rien dans cette affaire, ça fait sept ans que je suis en prison, onze ans que je suis dans la merde", avait déclaré le berger corse mardi au cours de l'audience. Le parquet général avait requis son maintien en détention, arguant des risques de pression sur des témoins et de fuite du suspect.

Condamné en mars 2009 en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans, Colonna, âgé de 50 ans, a vu sa condamnation annulée le 30 juin par la Cour de cassation. Le troisième procès d'Yvan Colonna pour l'assassinat le 6 février 1998 du préfet Claude Erignac, tué de trois balles dans la nuque, se tiendra à partir du 2 mai 2011 et devrait durer environ deux mois.

Yvan Colonna avait par ailleurs été condamné le 8 juillet à Paris à une peine d'un an de prison ferme pour avoir détenu des armes lors de son arrestation le 4 juillet 2003.

le monde et afp

11:41 | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Patrice de Maistre de nouveau en garde à vue

de Maistre, le gestionnaire de fortune deLiliane Bettencourt, a été placé en garde à vue vendredi matin dans les locaux de la brigade financière à Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier confirmant une information du Monde.fr.

 

son avocat Pascal Wilhelm a précisé qu'il s'agissait d'une "reprise dela garde à vue" de son client, déjà entendu les 15 et 16 juillet. "Il restait quelques heures qu'ils avaient conservées pour confronter (les déclarations de mon client) avec les déclarations des uns et des autres, c'était prévu", a-t-il ajouté, en précisant quePatrice de Maistre ne passerait "pas plus que la fin de journée" en garde à vue.

tf1

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23.07.2010

Affaire Bettencourt : Bilger juge inéluctable l'ouverture d'une information judiciaire

Le magistrat Philippe Bilger, avocat général près la cour d'appel de Paris, a estimé vendredi 23 juillet dans un entretien à l'AFP "inconcevable" que le parquet de Nanterre n'ouvre pas à terme une information judiciaire dans l'affaire Bettencourt."Il ne s'agit pas de faire de procès d'intention à Philippe Courroye. Je ne doute pas de la sincérité de sa réponse, ni de la bonne foi qu'il met en oeuvre dans ses investigations. Mais il serait inconcevable qu'il n'ouvre pas une information judiciaire lorsque les enquêtes reviendront au parquet", a dit Philippe Bilger.

 

"L'action de la justice" en doute

"M. Courroye a ouvert trois enquêtes préliminaires dans ce dossier. Il faut attendre de voir ce qu'il va faire mais il me semble évident que si une de ces enquêtes ne débouchait pas sur l'ouverture d'une information judiciaire, le doute sera jeté sur l'action de la justice", a ajouté le magistrat.

S'exprimant sur la rivalité qui oppose le procureur de la République à la juge Isabelle Prévost-Desprez, en charge d'une enquête concurrente sur les enregistrements clandestins, Philippe Bilger a estimé que cette situation "ne donne pas de la justice une image raisonnable".

"Lorsque des inimitiés personnelles prennent le pas sur les questions de justice, on ne peut être que déboussolé", a estimé le magistrat. "On a l'impression dans cette affaire qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion judiciaire", a-t-il ajouté.

De nombreuses voix se sont élevées ces derniers jours au sein de la magistrature pour demander la nomination d'un juge d'instruction indépendant dans l'affaire Bettencourt. Un "appel pour une justice indépendante et impartiale", lancé par Mediapart, avait recueilli vendredi quelque 30.000 signatures.

(Nouvelobs.com avec AFP)

 

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AFFAIRE BETTENCOURT - Le procureur Courroye ne saisira pas le juge des tutelles

Le procureur Courroye a jugé irrecevable en l'état la demande de saisine du juge des tutelles, déposée par la fille de Liliane Bettencourt le 13 juillet. En l'absence d'un certificat médical sur l'état de santé de la milliardaire, "aucune suite ne pourrait être envisagée, la requête donnerait lieu à la même ordonnance d'irrecevabilité de la part du juge des tutelles que celle rendue en décembre 2009", a déclaré le parquet.

Selon une source judiciaire, le procureur avait la possibilité d'ordonner, lui-même, une expertise en cas de refus de Mme Bettencourt : il pouvait, en effet, saisir le juge des tutelles en joignant un "certificat médical de carence" d'un médecin agréé. Interrogé sur ce point, le parquet a indiqué que la voie "normale" de saisine du juge des tutelles était la saisine directe par le demandeur, le passage par le parquet n'étant que subsidiaire. "Le Procureur de la République n'a pas à produire le certificat médical, c'est au demandeur de le faire", a-t-il précisé.

Liliane Bettencourt continue de refuser une expertise médicale

Françoise Bettencourt-Meyers avait déjà demandé un placement sous tutelle de sa mère en décembre 2009 en saisissant directement le juge des tutelles de Neuilly-sur-Seine. Ce dernier avait refusé d'ouvrir cette procédure, faute d'une expertise médicale de la milliardaire qui a toujours refusé de se soumettre à un examen par un médecin agréé par la justice. Pour soutenir leur nouvelle demande, les avocats de Françoise Bettencourt-Meyers s'appuyaient sur les enregistrements clandestins entre la milliardaire et son entourage, faisant apparaître des "pressions" ayant conduit Mme Bettencourt "à des actes qui lui sont préjudiciables", selon la lettre au procureur Courroye. Dans ces enregistrements, réalisés entre mai 2009 et mai 2010 au domicile de la milliardaire, "on voit que Mme Bettencourt est en situation de danger" parce qu'elle "dit craindre que Banier finisse par la tuer", avait assuré l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers, Me Olivier Metzner, à France Info.

Interrogée par France 3, Liliane Bettencourt s'était dite "peinée" et "vexée" par cette nouvelle demande de placement sous tutelle. "Comment, au bout de tant d'années, quelqu'un qui a vécu près de moi a des réactions petites comme cela ?" avait-elle déclaré. Je veux bien avoir une expertise médicale", mais "je ne veux pas qu'elle (ma fille, ndlr) m'influence. Ma vie, c'est ma vie", avait-elle ajouté. L'héritière de L'Oréal, âgée de 87 ans, a toujours assuré avoir librement consenti à l'artiste François-Marie Banier l'ensemble de ses dons, évalués à un milliard d'euros, niant être "sous la coupe" de l'écrivain-photographe.

La juge du tribunal de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, qui devait juger ce contentieux début juillet, a renvoyé l'affaire sine die et décidé d'un supplément d'information pour vérifier les éléments révélés par des enregistrements pirates qui pourraient démontrer un éventuel abus de faiblesse.

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AFFAIRE BETTENCOURT - Patrice de Maistre avait un compte en Suisse

Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, est un évadé fiscal.

Le Point est en mesure de révéler que son nom figure dans les fameux fichiers suisses de HSBC, détenus depuis 2009 par la justice et le fisc français. C'est grâce à cette liste qu'Éric Woerth, ministre du Budget, avait pu annoncer en août 2009 : "Nous avons récupéré les noms de 3.000 contribuables détenteurs de comptes dans les banques suisses." Avant de tomber entre les mains des Français, ce "butin" avait été dérobé à la banque HSBC par l'un de ses informaticiens, Hervé Falciani.

Éric Woerth savait-il que le nom de Patrice de Maistre, qui a embauché son épouse Florence pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt, figurait dans la liste d'Hervé Falciani ? Selon nos informations, le compte de Patrice de Maistre à HSBC est vide et inactif depuis 1997. C'est pour cette raison, et parce que les faits sont prescrits, que le fisc n'aurait donné aucune suite à cette découverte.

Pour l'anecdote, c'est en scrutant les montants les plus élevés enregistrés sur ces comptes et la fréquence des mouvements d'argent que Bercy a détecté les plus gros fraudeurs.

À ce stade de l'enquête, personne ne sait à quelle date Patrice de Maistre a ouvert ce compte en Suisse, ni où est passé l'argent. Difficile également de savoir si de Maistre n'a pas dissimulé d'autres comptes en Suisse, approvisionnés depuis.

À partir de 2003, Patrice de Maistre a vu ses revenus flamber en passant au service de Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France. Officiellement, le gestionnaire de fortune touchait une rémunération de 2,2 millions d'euros par an. Il avait également reçu, en 2008, un cadeau de la milliardaire de 5 millions d'euros, déclaré au fisc et placé en assurance-vie.

Avant d'entrer au service de Liliane Bettencourt, de Maistre avait exercé comme expert comptable, d'abord à son compte au sein du cabinet Calan Ramolino (1990-1998), puis chez le gérant américain Deloitte Touche Tohmatsu (1998-2003).

Contacté par Le Point, Pascal Wilhelm, l'avocat du gestionnaire, n'a pas donné suite à notre demande d'explication.

Par Sophie Coignard, Jean-Michel Decugis, Mélanie Delattre et Christophe Labbé - Le Point

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22.07.2010

Chaud l'interview de l'avocat de la fille Bettencourt

Il dénonce l'intrusion du pouvoir dans le dossier


Me Olivier Metzner, avocat de la fille de la milliardaire Li
envoyé par rtl-fr. - L'info internationale vidéo.

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L'avocat de la fille Bettencourt dénonce «l'intrusion du pouvoir»

22.07.2010, 07h54 | Mise à jour : 09h12

L' de Françoise Bettencourt-Meyers, Olivier Metzner, s'est dit persuadé que le intervenait dans l'affaire Bettencourt. «Il y a une intrusion du pouvoir politique dans la  que l'on a déjà observée dans l'affaire Clearstream [Il était alors défenseur de Dominique de Villepin]», a dénoncé l'avocat, ce jeudi matin sur RTL, évoquant «un président qui semble intervenir» dans l'affaire «de tous les excès, de tous les conflits, d'intérêts, de personnes, d'avocats, de magistrats.

SUR LA TOILE
La chronologie de l'affaire
Notre dossier sur l'affaire
..».

 

Alors qu'on lui demande si le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, que l'on dit proche de l'Elysée, semble être aux ordres du pouvoir, l'avocat évoque l'intention du magistrat d'«étouffer l'affaire». «Qu'il conserve l'affaire entre ses mains au lieu de la confier à un juge indépendant, n'est ce pas là une preuve qu'il entend étouffer l'affaire», lance-t-il. Et d'ajouter : «Pendant 18 mois, il a jugé ma plainte pour abus de faiblesse recevable, et puis après un rendez-vous à l'Elysée, il a freiné et classé sans suite».

Dans un entretien accordé au Figaro, le procureur de Nanterre se défend : «Ceux qui connaissent mon caractère savent que je ne suis pas homme à céder aux pressions». Il accuse à son tour sescontempteurs de faire pression sur la justice. Et d'ajouter : «Si une information doit être ouverte, elle le sera. Si des poursuites (...) doivent être engagées, elles le seront. Si un classement doit intervenir, il sera prononcé».

Dernier développement d'une affaire complexe, mercredi, Florence Woerth a été interrogée en tant que témoin. Elle a réaffirmé que son mari, le ministre du Travail, Eric Woerth, n'était pas intervenu lors de son embauche par Climène en 2007, la société gérant la fortune de Liliane Bettencourt, comme l'avait indiqué aux enquêteurs Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire.

Aux multiples facettes, le dossier Bettencourt concentre des affaires d'abus de faiblesse, vol et abus de confiance, atteinte à la vie privée, mais aussi de fraude fiscale et de blanchiment de fraude, ou encore trafic d'influence et financement illégal de parti politique ou de campagne électorale... Cinq enquêtes sont en cours, menées, parfois en parallèle, par la juge Isabelle Prévost-Desprez et le procureur Philippe Courroye.

leparisien.fr

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Le Procureur Courroye

Déterminé et intraitable. Le procureur de Nanterre Philippe Courroye assure qu'il ne cédera pas aux pressions dans le traitement de l'affaire Bettencourt et que "si des poursuites devant le tribunal doivent être engagées, elles le seront", dans une interview au Figaro de jeudi. "Ceux qui connaissent mon caractère savent que je ne suis pas homme à céder aux pressions", déclare-t-il. Une réponse à Eva Joly, qui l'accusait récemment d'être aux ordres du pouvoir.

 


"Si une information doit être ouverte, elle le sera. Si des poursuites devant le tribunal doivent être engagées, elles le seront. Si un classement doit intervenir, il sera prononcé", assure le procureur Courroye. Il affirme par ailleurs n'avoir obéi à aucune pression en ordonnant le classement en septembre 2008 de la plainte pour abus de faiblesse déposée par la fille de Liliane Bettencourt, Françoise Bettencourt-Meyers, contre François-Marie Banier, bénéficiaire des largesses de la milliardaire. Il explique qu'il n'y avait alors pas suffisamment d'éléments pour envoyer M. Banier devant le tribunal correctionnel.

"Pour dire qu'il y avait abus de faiblesse dans ce dossier, il fallait prouver queLiliane Bettencourt souffrait d'une altération de ses facultés physiques ou psychiques sur toute la période des dons visés par la plainte, soit depuis plus de dix ans", détaille-t-il. "Or, elle a refusé de se soumettre aux expertises diligentées par le parquet, de même qu'à celle ordonnée par la 15e chambre du tribunal. On peut le regretter mais c'était son droit", fait-il valoir.

Par TF1 News (avec agence) le 22 juillet 2010 à 06:56

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21.07.2010

Le Di-Antalvic retiré de la vente en France d'ici à 2011


Mots clés : Di-AntalvicMédicamentFranceEMEAAfssaps

Par Flore Galaud
21/07/2010 | Mise à jour : 17:41
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En France, ces médicaments re présentent un volume de vente considérable : près de 70 millions de boîtes par an. Crédits photo : AFP

La Commission européenne estime que les médicaments antidouleur de ce type peuvent être dangereux en cas de surdosage.

Un retrait qui concerne près de huit millions de Français. Les médicaments anti-douleur contenant du paracétamol (PC) et du dextropropoxyphène (DXP), comme le Di-Antalvic, ne seront plus disponibles sur le marché dans un délai maximum de quinze mois, a indiqué mardi l'agence européenne du médicament (EMEA), chargée d'évaluer les médicaments qui circulent sur le marché européen. Selon elle, les preuves d'efficacité thérapeutique du DXP seul, ainsi que les preuves de la supériorité de l'association PC-DXP par rapport au paracétamol seul, sont en effet insuffisantes au regard du risque de décès en cas de surdosage accidentel ou volontaire (tentative de suicide).

Délivré sur ordonnance depuis 1964, le Di-Antalvic a des propriétés antalgiques. Il est habituellement indiqué dans le traitement des douleurs modérées ou intenses, ou qui ne sont soulagées ni par l'aspirine, ni par le paracétamol, ni par l'ibuprofène utilisé seul. Les Français, qui représentent 95% de la consommation européenne, sont de très loin les plus gros consommateurs européens de ce genre de médicaments, selon l'Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps).

En Grande-Bretagne et en Suède, ce type de médicament a été retiré des pharmacies il y a six ans. En Suède, des études ont en effet relevé 200 morts par an (sur 9 millions d'habitants) suite à des intoxications volontaires ou accidentelles. La Grande-Bretagne, de son côté, a relevé 400 morts par an (sur 60 millions d'habitants) pour les mêmes raisons. De quoi décider les autorités à retirer ce type de produit du marché.

 

L'Afssaps obligée de suivre

 

L'Afssaps, pourtant, indiquait en juin 2009, alors que l'EMEA venait de rendre ses premières conclusions, ne pas être favorable à son retrait en pharmacie. Les études effectuées dans l'Hexagone, notamment en 2005 et en 2006, ont en effet «mis en évidence un nombre de décès inférieur à celui observé en Suède et au Royaume-Uni», indiquait alors l'Afssaps. Dans ces conditions, elle «avait considéré que ces données ne justifiaient pas de mesures de restriction ou de remise en cause de l'usage du DXP».

Néanmoins, «à la suite de la procédure européenne de réévaluation du rapport bénéfice/risque de tous les médicaments contenant du dextropropoxyphène, la Commission européenne, dans sa décision du 14 juin 2010, demande le retrait dans l'Union européenne des autorisations de mise sur le marché de toutes les spécialités en contenant, dans un délai maximum de 15 mois», a indiqué mardi l'Afssaps, qui est tenue de suivre la recommandation de son aînée européenne.

Dès juin dernier, l'agence française recommandait donc aux médecins ne plus prescrire ces produits. Elle réitère cette recommandation et ajoute que de nouvelles consignes sur la prise en charge de la douleur seront disponibles à l'automne, afin de les aider à déterminer la solution alternative la plus adaptée à leur patient. Les patients, de leurs côtés, sont invités à consulter, sans urgence, leur médecin, par exemple à l'occasion d'un renouvellement d'ordonnance.

Le Figaro

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Deux magistrats s'arrachent la déposition de l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui affirme que l'héritière de L'Oréal est intervenue auprès de Nicolas Sarkozy

Selon LePoint.fr

Deux magistrats s'arrachent la déposition de l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, qui affirme que l'héritière de L'Oréal est intervenue auprès de Nicolas Sarkozy pour qu'il fasse obstacle à l'action de la justice. Dans deux nouvelles dépositions, l'ancienne comptable a répété ses allégations de remises d'espèces de la milliardaire à des hommes politiques et évoqué une rencontre entre Liliane Bettencourt et Nicolas Sarkozy en 2008 dans le but d'obtenir une intervention.

Vendredi dernier, Claire Thibout a été auditionnée par Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la chambre correctionnelle au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine). En début de semaine, la brigade financière, à la demande du procureur de la même ville, Philippe Courroye, l'a réinterrogée, confirme son avocat, Antoine Gillot. Me Gillot dit n'avoir pas confiance dans le procureur. "Il a choisi son camp, faire obstruction à la justice et la vérité, en se mettant non pas du côté de la victime, Liliane Bettencourt, mais de ceux qui la dépouillent", a-t-il expliqué. La discorde des deux magistrats, qui ont jadis travaillé ensemble comme juge d'instruction à Paris, est publique depuis le printemps, lorsque Isabelle Prévost-Desprez a publié un livre intitulé Une juge à abattre, où elle accuse Philippe Courroye d'être au service du pouvoir.

Des enveloppes d'argent liquide

Isabelle Prévost-Desprez conduit le procès pour "abus de faiblesse" intenté par la fille de Liliane Bettencourt au photographe François-Marie Banier, qui a reçu un milliard d'euros de dons de la milliardaire entre 2002 et 2007. La magistrate enquête dans le cadre d'un complément d'information. Le procureur Courroye ne souhaite pas poursuivre dans ce dossier, et conduit de son côté trois enquêtes préliminaires visant les faits apparus dans des enregistrements clandestins de Liliane Bettencourt en 2009 et 2010.

Selon Me Gillot, Claire Thibout, comptable du couple Bettencourt de 1995 à 2008, maintient qu'elle retirait jusqu'à 50.000 euros en espèces par semaine, qu'on lui demandait de mettre sous enveloppe avant les visites d'hommes politiques. Elle n'a jamais vu directement les remises d'argent mais pense qu'elles se produisaient. Par ailleurs, Claire Thibout a raconté les préparatifs d'une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Liliane Bettencourt en 2008, qui aurait eu pour but de faire échec à la plainte de sa fille pour "abus de faiblesse". Cette rencontre aurait été préparée par Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune, dit Me Gillot. "On faisait répéter Mme Bettencourt avant son entretien", dit-il.

Dans une partie de sa déposition publiée par Le Monde mercredi, Claire Thibout fait état d'une note écrite rédigée par Patrice de Maistre à l'intention de la milliardaire. "Ce mot disait qu'elle le félicitait pour son élection, qu'elle avait des ennuis avec sa fille en précisant : Je vous ai toujours aidé et vous aiderai toujours. Sur ce mot, elle ajoutait qu'elle lui demandait de régler le problème avec sa fille", a dit Claire Thibout.

On sait par les enregistrements secrets que Patrice de Maistre déclare ensuite, en juillet 2009, à Liliane Bettencourt qu'il a appris de Patrick Ouart, conseiller de Nicolas Sarkozy, que la plainte de Françoise Meyers serait classée sans suite par le procureur en septembre, ce qui s'est en effet produit.

L'ex-comptable a reçu 400.000 euros

Selon Me Gillot, Nicolas Sarkozy a aussi reçu Patrice de Maistre seul. "À deux reprises, le président de la République s'est impliqué dans cette histoire en recevant Mme Bettencourt puis de Maistre seul", dit l'avocat. L'Élysée ne conteste pas depuis le début de l'affaire l'existence de ces rencontres mais dit qu'il s'agissait de se pencher sur les problèmes économiques du groupe L'Oréal. Contactée, la présidence de la République n'a pas souhaité réagir aux propos de l'avocat.

Lors de sa déposition, Claire Thibout a aussi dit avoir reçu 400.000 euros de Françoise Meyers en 2008. Cet élément discrédite sa déposition aux yeux des avocats des personnes qu'elle met en cause, notamment Patrice de Maistre. Me Gillot explique que le versement effectué en deux fois par Françoise Meyers-Bettencourt résultait d'un engagement pris par André Bettencourt, mari de Liliane Bettencourt décédé fin 2007. Il n'y aurait donc, selon lui, aucune subornation.

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Entendue par la juge, Claire Thibout maintient ses accusations L'ex-comptable de Liliane Bettencourt a réitéré ses déclarations sur un possible financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et sur les enveloppes d'argent en espèces

 

L'ex-comptable de Liliane Bettencourt a maintenu ses accusations, lors de sa première audition par la juge Isabelle Prévost-Desprez, le 16 juillet, affirment Le Monde et Mediapart, mercredi 21 juillet. 
Dans le procès verbal de son interrogatoire, auquel ils ont eu accès, Claire Thibout a réitéré les déclarations qu'elle avait déjà faites à Mediapart et devant la police sur un possible financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 et sur le fait que les Bettencourt remettaient régulièrement des enveloppes d'argent en espèces à "certains politiques en campagne électorale".

Des extraits de PV publiés

Les Bettencourt finançaient-ils les politiques en leur remettant des enveloppes ? "Il pouvait y avoir des sommes qui pouvaient aller de 20 000 euros à 100 000 euros", a martelé Claire Thibout, le 16 juillet, devant la présidente de la 15e chambre correctionnelle du Tribunal de Nanterre. "J'ai fait des déductions entre les demandes d'enveloppes et la venue de certains politiques en campagne électorale. C'était souvent André Bettencourt qui me demandait ces enveloppes. Le lendemain de la visite d'un politique, il me disait qu'il n'avait plus d'espèces (…). Tout cela se passait dans la discrétion."

Le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, lui a-t-il vraiment demandé de retirer 150.000 euros destinés à Eric Woerth ? "Patrice de Maistre m'avait demandé 150 000 euros en espèces pour les remettre à Eric Woerth", a répété l'ex comptable, selon les extraits de PV publiés par Le Monde et Mediapart. "J'ai évidemment compris que c'était pour la campagne des présidentielles, car nous étions en mars-avril 2007. Je me suis trompée de date en fait, j'ai retrouvé après tout ça mon agenda 2007, à la date du 18 janvier 2007 [elle avait d'abord parlé du 26 mars], j'ai inscrit 'rendez-vous madame Bettencourt pour donner enveloppe qui donnera à Patrice' (…) en réalité j'ai donc donné 50 000 euros en espèces à Liliane Bettencourt pour Patrice de Maistre. Quand Patrice de Maistre est arrivé, j'ai remis l'enveloppe à Liliane Bettencourt, qui l'a remise à son tour à Patrice de Maistre."

 

Claire Thibout persiste sur l'"abus de faiblesse"

Non seulement Claire Thibout persiste et signe, mais elle a par ailleurs réaffirmé à la juge que Liliane Bettencourt était bien dans une situation de "faiblesse", à la merci de son entourage. Elle raconte ainsi les "pressions" qu'aurait exercées le photographe François-Marie Banier, poursuivi en justice pour "abus de faiblesse" sur l'héritière de L'Oréal, sur son ex-patronne : ses requêtes pour obtenir "deux ou trois millions pour finir sa piscine" ou encore son intérêt pour les " bijoux".

Elle a également confirmé une information sortie il y a déjà quelques semaines dans Le Point : à savoir que quand Françoise Bettencourt, la fille de Liliane, a porté plainte contre François-Marie Banier pour "abus de faiblesse", "Patrice de Maistre lui a rédigé un mot qu'elle a appris par cœur pour le rendez-vous avec Nicolas Sarkozy". Et, à en croire l'ex-comptable, c'était loin d'être le seul "petit mot" rédigé par Patrice de Maistre ou Jean-François Banier dont elle se soit servi.

 

"Ennemi public n°1"

Au cours de son audition, Claire Thibout s'est en outre expliquée sur son étrange revirement d'il y a 10 jours. Devant les policiers, elle s'était partiellement rétractée des propos qu'elle avait tenus à Mediapart, le 6 juillet, sur d'éventuelles enveloppes remises à Nicolas Sarkozy.
"Elle a tenu à préciser le contexte de cette audition, avec des gendarmes à sa porte, et la brigade financière qui saute dans un train pour l'entendre jusqu'à deux heures du matin", dans le Sud de la France où elle s'était réfugiée, écrit Le Monde. "J'étais fatiguée et choquée, et c'est comme ça que j'ai fini par dire que Mediapart avait romancé mes propos. Comme je vous l'ai dit, il s'agissait seulement de rapprochements que je n'avais pas faits, et donc des extrapolations de propos que je maintiens", a-t-elle déclaré cette fois à la juge. Avant d'accuser : "Je considère avoir été harcelée alors que je n'étais que témoin. J'ai eu la sensation d'être traitée comme l'ennemi public n°1 (…), comme une voleuse."

 

La guerre entre le parquet et la juge continue

L'ex-comptable a été entendue dans le cadre du supplément d'information pour "abus de faiblesse", ordonné par la présidente de la 15e chambre correctionnelle du Tribunal de Nanterre, le 1er juillet. Un droit à mener l'enquête que lui conteste le parquet de Nanterre, avec lequel elle est en guerre ouverte.

(Nouvelobs.com)

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15h25 L'ex-comptable réitère ses accusations de financement politique illégal 'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a réitéré ses accusations de financement politique illégal lors de son audition vendredi par la juge Isabelle Prévost-Despr

source tf1

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20.07.2010

URSSAF / La Plainte à la Cour Européenne est partie

 

Comme nous vous l'annoncions,

dans ce dossier ultra sensible

Concernant la question de l'inexistence de l'URSSAF

et après l'arrêt de la Cour de Cassation du 9 juillet 2010

(audience à huis clos du 5 juillet 2010, public non admis)

et arrêt que la Cour de Cassation  a décidé de ne pas publier)

Nous nous sommes  procurés cet arrêt non publié

arrêt de cassation du 09 juillet 2010.pdf

et vous révélons information et document ;

la société a saisi la Cour Européenne

d'une plainte contre la France

Plainte à la Cour Européenne.pdf

affaire à suivre car si il était déclaré

que l'URSSAF n'existait pas

comme l'a dit déjà un tribunal

Le tribunal de Rochefort dit que l'URSSAF n'existe pas.pdf

Cela aurait un retentissement COLOSSAL !!!!

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Plus de garde à vous en garde à vue ?

La garde à vue est-elle légale ? Aux Sages de trancher

Par Amélie Gautierle 20 juillet 2010 à 05h00, mis à jour le 20 juillet 2010 à 08:32

 

Interview - Le Conseil Constitutionnel examine mardi la conformité de cette mesure décriée. Les avocats la jugent attentatoire aux droits et liberté garantis par la Constitution.

Les gardes à vue sont-elles légales ? Après plusieurs mois d'intense polémique, le Conseil Constitutionnelexamine mardi la conformité de cette mesure décriée. Les avocats, notamment, la jugent attentatoire aux droits et liberté garantis par la Constitution. L'un d'entre eux, maître Emmanuel Daoud (1) nous détaille pourquoi.

TF1 News : Pourquoi, aujourd'hui, selon vous, la garde à vue n'est-elle pas conforme aux droits et liberté garantis par la Constitution ?

Me Daoud : Parcequ’en l’état, elle ne permet pas d’offrir au justiciable une procédure juste et équitable, ce qui est son droit. Le système actuel prévoit unegarde à vue d’une durée de 24 heures, renouvelable une fois. L’avocat peut être présent à la première heure et, s’il y a renouvellement, à la 25e heure, à la demande du gardé à vue. L’entretien dure 30 minutes mais se fait sans accès au dossier, ni aux interrogatoires menés par les policiers. La seule chose que peut faire l’avocat, c’est constater des anomalies dans la procédure. Cette absence d'assistance effective porte une atteinte disproportionnée à la liberté individuelle.

TF1 News : Rejoignez-vous certains de vos confrères qui parlent d’avocat cantonné à un rôle de "potiche" durant la garde à vue ?

Me Daoud : Tout à fait. Sur la conduite des investigations et la défense de notre client, notre plus-value est quasiment nulle. Faute notamment de pouvoir lire le dossier de l’accusation, on ne sait pas quoi lui dire, qui l’accuse de quoi, où chercher les éléments etc. On est dans le brouillard, on travaille à l’aveuglette.

Est-ce que pour parvenir à la manifestation de la vérité, il est nécessaire de maintenir exclusivement sous le contrôle de la police, la personne interrogée sans l’intervention de son avocat ? Je ne le crois pas.  Contrairement à ce que disent les officiers, quand on cherche des éléments qui viennent confirmer l'infraction pénale, il est parfois difficile de repérer ceux qui dédouaneraient le gardé à vue. Avec la présence d’un avocat tout le long de la procédure, ce débat sur la suspicion de l'enquête serait définitivement clos.

TF1 News : Mais des policiers estiment que l'interrogatoire serait dénaturé par la présence de l'avocat. Que leur répondez-vous ?

 

Me Daoud : Quoiqu’ils en pensent, on pourrait les aider à aller dans la bonne direction. Il ne faut pas réduire l’avocat au rôle caricatural de complice du crime organisé et de la délinquance ! Une procédure contradictoire, c’est-à-dire où la défense peut s’exprimer est de meilleure qualité qu’une procédure conduite en ayant une seule vision, celle de l’accusation.

 

TF1 News : Que souhaitez-vous ?

Me Daoud : Pour qu’un citoyen bénéficie d’un procès équitable et soit correctement défendu, il faut que son avocat soit présent du début à la fin de la garde à vue. Le défenseur doit également avoir accès au dossier ainsi qu’à l’ensemble des éléments à charge. Il doit pouvoir aussi être présent lors des interrogatoires, qui peuvent être intenses et durs psychologiquement. Il faudrait que ces gardes à vue soient enregistrées, comme c’est le cas notamment pour celles des mineurs. On nous dit que cela ne peut l’être matériellement, pour des raisons budgétaires, mettons des avocats !
Dès lors qu’une personne fait l’objet d’une contrainte privative de liberté, telle une garde à vue, elle doit, de par la loi, avoir l’assistance d’un avocat car la mesure de contrainte qui lui est imposée, est exceptionnelle. L’enjeu est que notre procédure pénale soit conforme aux principes énoncés par la cour européenne des droits de l’homme. La France, en dépit de plusieurs condamnations, continue à avoir une procédure non conforme aux standards européens.

TF1 News : Quelles options s’offrent au Conseil constitutionnel ?

Me Daoud : Les Sages auront trois options. La première : décider d’annuler purement et simplement toutes les dispositions de la garde à vue. Deuxième option : valider certaines dispositions mais pas d’autres. Dans ces deux hypothèses, il faudra que le Conseil constitutionnel laisse un délai au gouvernement pour réformer la loi. Troisième et dernière hypothèse, on peut imaginer que le Conseil constitutionnel émette des réserves d’interprétation. En clair : préciser aux juges que telle ou telle disposition est à interpréter d’une certaine façon.

La décision du Conseil constitutionnel s’impose à tous mais elle n’a pas d’effet rétroactif ;ainsi les garde à vue décidées avant l’éventuelle réforme ne seront pas remises en cause, ce qui pose un vrai problème pour les libertés individuelles. Rappelons qu’il y a 900.000 gardes à vue par an, soit une moyenne de 1.300 par jour.

(1) Avocat au barreau de Paris et à la Cour pénale internationale, Maître Emmanuel Daoud, collabore régulièrement par ailleurs à l'Actualité juridique de droit pénal publiée chez Dalloz.

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Grande première : la Cour européenne va étudier la question sur l'existence ou pas de l'Urssaf

C'est vraiment un problème majeur qui se pose.

En effet, une société française va enfin pouvoir saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme

à propos de la question transmise par le Tribunal de Commerce de Bayonne

le 13 avril 2010, ce tribunal transmettait à la cour de cassation

la question prioritaire de constitutionnalité

à savoir : le tribunal considérait comme sérieuse la question

L'urssaf, qui n'est pas un organisme de droit public

(Contrairement à ce que l'on pense)

mais une association qui doit être régie par la loi de 1901

a-t-elle un privilège anti-constitutionnel

du fait d'être dispensée des obligations

des autres associations

(statuts datés, signés, déposés en préfecture

parution au journal Officiel de sa création).

La cour de cassation par un arrêt du 9 juillet 2010

dont on apprend par le site de la cour de cassation (en bas de page à la date du 09 juillet 2010)

http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/questions_p...

dit qu'il n'y a pas lieu à saisir le conseil constitutionnel de cette question

et dit que cet arrêt ne sera pas publié

Mais ne vous inquiétez pas, respectdeslois a réussi à se le procurer cet arrêt :

et vous révèle un sccop :

la société a décidé se saisir dès aujourd'hui

de déposer aujourd'hui même plainte contre la France

devant la juridiction internationale de

la Cour Européenne des droits de l'homme

pour violation par la France de l'article 6

de la Déclaration Européenne des Droits de l'Homme

pour non-accès effectif à un tribunal.

respectdeslois vous tiendra bien sûr informés

et comme d'habitude, vous donne à lire l'arrêt du 09 juillet  2010 :

arrêt de cassation du 09 juillet 2010.pdf

 

 

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19.07.2010

Regardez bien, écoutez, méditez, comparez !!! Bénininfo

SUITE .....

20:47 | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

"L'Affaire " : incroyable : la nouvelle est tombée : ministre et le procureur en prison

Qui aurait cru cela possible ?

Plusieurs membre de l'entourage du président de la république, le ministre et le procureur

ont été interpellés et incarcérés.

c'est qu'il y a d'ici quelque temps l'élection présidentielle

et les observateurs constatent la mise en cause

du président de la république

ce n'est pas une plaisanterie

vous comprendrez mieux et vous en saurez plus très bientôt.

la presse pourra t - elle vous donner plus  d'infos ?

En tout cas nous nous allons le faire

respectdeslois.fr

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LIBERATION PARLE DE BANIER (affaire Bettencourt)EN ... 1997

PORTRAIT 04/08/1997 À 07H57

Le bouquet de Narcisse.

PORTRAIT

François-Marie Banier, 50 ans, photographie les gens célèbres comme pour se tendre un miroir.

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Par MARIE-DOMINIQUE LELIÈVRE

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A la première interrogation, François-Marie Banier se dérobe. «Espèce de courge, vous n'avez rien compris», dit-il avec une irritation coquette. «Mangano souffrait. Son fils était mort dra-ma-ti-que-ment. Quand j'ai su qu'elle était malade, j'ai décidé que cha-que jour, oui, cha-que jour, je la ferai rire. Oui, c'est une de mes spécialités, faire rire. Je la pratique avec sérieux. Ne me regardez pas avec cet air bête.» Au dernier étage de cet hôtel particulier situé derrière Saint-Sulpice, le vaste divan de toile épaisse, avec des coussins ethniques d'époque, les rideaux «arlequin», la vue de carte postale sur les toits bleus de Paris reconstituent la bohème chic des Enfants terribles. Dans ce décor de charme agencé comme une réponse, Banier esquive à la manière de ces comédiens empruntés dans leur propre rôle.

La photographie de Silvana Mangano aimante le regard, peut-être à cause de son cadre sculpté de motifs oniriques (les puces), qu'aurait pu signer Christian Bérard. Dans la marge, l'actrice a écrit: «A mi figlio, François-Marie Banier.» "A mon fils" Qu'est-ce que cela signifie? «Depuis une heure, je vous explique que ces gens-là sont ma famille. J'ai eu avec eux des relations profondes-suivies-intimes.» François-Marie avale de l'eau de Volvic, servie dans un verre de Biot (Le Cèdre rouge, ou ancien modèle). Chiffon en main, il époussette les photos encadrées de «ces gens-là», Samuel Beckett, Salvador Dali, Madeleine Castaing, Françoise Sagan. La ribambelle de parents imaginaires forme autour de la pièce une glace sans tain derrière laquelle se dérobe François-Marie Banier. «J'ai fait le fils mort chez beaucoup.» Banier, dans son beau décor des années 40, se fignole une enfance gâtée. Dans ce sanctuaire de verre, il traverse les décennies, avec un visage inachevé, une tâche claire quand l'âge creuse ses modèles. Le visage d'enfant photographié à la une du Sunday Times Magazine le 13 août 1972 sous le titre François-Marie Banier, golden boy of Paris, simplement se froisse, comme un complet de lin, en milieu de matinée. Lumineux comme la jeunesse extrême, favori de Pierre Cardin, d'Aragon en saharienne Saint Laurent, grand amour de Jacques Grange, François-Marie 72 est photographié à demi-nu séchant sa chevelure d'ange dans les beaux draps de Marie-Laure de Noailles, amie des Arts. Au début Banier était romancier. A vingt ans il publia à la NRF, on lui donna du Radiguet sans confession. Les photographies de Banier sont plus sincères que ses romans, où il règle des comptes. Qu'y a-t-il d'autobiographique dans Balthazar, fils de famille, portrait d'un jeune martyr des beaux quartiers? Ses personnages le mettent en rage, il ne se domine plus.

Une chose est sûre, enfant de l'avenue Victor-Hugo, fuyant sa propre maison («mon père était hongrois, ma mère frivole»), il a commencé par incruster les familles de ses amis. Témoignage: «Il vivait à la maison. On le virait par la porte, il rentrait par la fenêtre, se souvient Douce de Andia, qui a partagé son enfance à Herricy (lire les Résidences secondaires). Insistant jusqu'à faire partie de la famille. Drôle, vif, impertinent, il avait un culot monstre.»

Il en faut sans doute pour photographier les grands monstres dans leur vie privée. Dans son dernier livre, Banier a photographié un petit garçon qui regarde le monde à travers une loupe grossissante. Ce petit garçon, c'est lui, photographiant les Monstres: des gens qui ont tout en plus gros, argent, notoriété, beauté. Avec un Minox équipé d'un objectif de 35 millimètres. «Comme pour les avaler, avec une grande bouche vorace», note son jeune ami, Martin d'Orgeval.

Ainsi c'est Caroline de Monaco qui lui a téléphoné à la veille de s'abraser le crâne. «Viens. Tu vas t'amuser.» Avec son buste de Nefertiti, la princesse aussi rase que Sinead O'Connor a fait le tour du monde. On pose alors à Banier une question personnelle, il raconte les petits Casiraghi. «Des merveilles. Pierre fabrique des boîtes de nuit pour les araignées.» Ornées de soutiens-gorge découpés dans le catalogue de La Redoute. «Caroline, une mère merveilleuse. Elle sait ce qu'est le plaisir. Et connaît les interdits.»

Et sa mère à lui, comment était-elle? Là, Banier perd de son brio, se ferme comme un obturateur. «Belle et narcissique», dit-il. On se tourne vers les proches. «Je ne sais pas si j'ai envie d'en parler. Belle. Une femme de ces milieux-là», dit son ami d'enfance, l'épidémiologiste Gilles Brucker. «Cette sorte de gens qui ont reconstruit la France. Avec de grosses valeurs bourgeoises», affirme un intime, l'acteur Pascal Gregory. Belle, donc. La mère froide des années 50, indifférente au deuxième de ses trois fils, enfant du milieu oublié entre deux autres. Dyslexique dans une époque hygiéniste où carnet de vaccination, balance et réveil résumaient l'amour maternel.

François-Marie Banier a passé le reste de sa vie à approcher des gens inapprochables. A forcer l'indifférence. A 15 ans, il séduit Dali. Puis des myriades d'autres au sommet de l'Olympe, qui nourrissent sa conversation d'une quantité d'anecdotes charmantes, dont on sent qu'il les a beaucoup racontées. Tout un gazouillis avec imitations de Dali, Ray Charles, Pierre Cardin. Il s'en sert pour éviter de parler de lui-même.

Au révélateur, ces êtres archiphotographiés, ces têtes d'affiches de la jet-set dévoilent leur autre face, arrogante, désarmée, ou fragile, pathétique, ou rigolote. Au milieu d'images en noir et blanc, qui tour à tour remémorent Lartigue, Avedon ou Cartier-Bresson, c'est soudain une image saisissante, de celles qui impressionnent le souvenir: Mastroianni dansant devant Mangano à Rome, Adjani déroulant une photo de son père, John Galliano se rongeant les ongles.

«Moi, c'est affectif ou rien», dit Banier. C'est l'arrogance d'Horowitz, perroquet furieux d'être reconnu, la solitude aristocratique de Beckett, la poignante avidité amoureuse d'Adjani, la blessure d'Yves Saint Laurent. «François-Marie photographie avec son coeur, dit Pascal Gregory. C'est une des personnes les plus courageuses que je connaisse. Il y a en lui une volonté d'aimer et de se faire aimer.» Le très beau Pascal Gregory fut le premier acteur à jouer une pièce de Banier, dont il partage aujourd'hui l'existence. «C'est mon frère», dit l'acteur. Un frère de théâtre. Pour de faux, pour de vrai.

«J'ai vu des milliards de photos de Kate Moss, remarque Inès de la Fressange qui le connaît depuis trente-cinq ans. Celle que François-Marie a faite d'elle, sur le perron, avec le plateau du déjeuner est le premier vrai portrait que je voie d'elle.» Banier a capté toute la grâce poignante de la jeune beauté anglaise. Le top mannequin devient une vraie personne. Si on ne peut pas vraiment dire qui est Banier, on peut savoir comment il s'y prend. Par flatterie et vacheries alternées,avec une brusquerie burlesque exercée de longue date.

«Il est fasciné par les gens célèbres, fortunés ou talentueux, poursuit Inès de la Fressange. Il les maltraite. Eux se disent, s'il me parle sur ce ton, c'est qu'il est sincère...» A Inès il est capable de hurler: «Pourquoi cette nouvelle coiffure? T'es ridicule...» Elle dit que c'est comme des petites secousses électriques.

Mais si la jeune femme juge durs ses portraits, Nathalie Sarraute, elle, les aime. «Je n'aime pas me voir en photo. Celles de François-Marie, c'est exceptionnel, je les accepte», dit-elle. Bouffon des rois de l'affiche, François-Marie désarme. «Dites aux gens que la photographie, c'est très simple. Ce n'est qu'une question de sensibilité. La technique, c'est acheter une pellicule TRI 400. Ouvrir son appareil sur 5-6. Et sur 2-8 quand il fait très beau. Et c'est tout.» Son jeune ami Martin d'Orgeval suit ses conseils. C'est lui qui signe la photo de Banier, au revers de son dernier livre.

photo SERGE JULY

François-Marie Banier en 7 dates :

27 juillet 1947 Naissance.

1969 «Les Résidences secondaires».

1972 «La Tête la première».

1975 «Hôtel du Lac».

1985 «Balthazar fils de famille»

1990 «Sur un air de fête».Exposition de photos à Beaubourg.

1997 «Past-Present» (Schirmen-Mosel).

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L'île d'Arros appartient bien à Mme Bettencourt pour Le Monde.fr | 19.07.10 | 11h07 • Mis à jour le 19.07.10 | 11h08

Si l'on se fie aux auditions réalisées la semaine dernière dans l'affaire Bettencourt, le doute n'est plus permis : l'île d'Arros, aux Seychelles, appartient bien aux Bettencourt. Et elle devrait effectivement revenir à l'artiste François-Marie Banier, désigné comme bénéficiaire, au même titre, cependant, que trois associations médicales : Orvacs, Solthis et Crepats, toutes trois fondées par le couple de professeurs de médecine Gilles Brücker – exécuteur testamentaire de Liliane Bettencourt – et Christine Katlama.

Si M. Banier venait à décéder ou s'il renonçait à ses droits, l'île reviendrait alors à son compagnon, Martin d'Orgeval. Protestation outrée de M. Banier devant les enquêteurs : "Je voudrais que l'on comprenne que je m'en fous, de leur fric. (…) Cette île, je la déteste, elle est bourrée de moustiques, elle est minuscule, et il y fait très humide. En plus, il y a des requins. Je déteste les îles. Johnny Depp a deux îles dans le Pacifique, où il m'a invité plusieurs fois, et je n'y vais jamais…"

Au commencement, un petit paradis qui appartient à la famille du shah d'Iran, les Pahlavi. M. Banier, que donc cette île horripile, selon ses dires, s'y rend pourtant à deux reprises en 1998 : seul, une première fois. Puis, la même année, avec ses protecteurs, les Bettencourt. "A la fin du séjour, se souvient Carlos Vejarano, le gestionnaire de l'île, ils ont indiqué qu'ils aimeraient acheter l'île."

LA FONDATION POUR L'ÉQUILIBRE ÉCOLOGIQUE, ESTHÉTIQUE ET HUMAIN

En novembre 2006, l'entourage de Mme Bettencourt décide de rendre tout cela un peu moins voyant. Une fondation est créée, toujours au Liechtenstein. Elle va s'appeler Fondation pour l'équilibre écologique, esthétique et humain, présidée par l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel. Salarié de la fondation, il perçoit toujours 50 000 euros annuels.

Pour créer la fondation, il reçoit 45 000 euros. De qui? "Cette information est couverte par le secret professionnel", oppose-t-il aux enquêteurs. Avant de se trahir quelques heures plus tard : "C'est clairement moi que Mme Bettencourt a choisi pour cette mission", dit-il en garde à vue. L'anstalt D'Arros LandEstablishment, le 11 décembre 2006, fait apport de ses parts, et la fondation devient officiellement propriétaire de l'île. Mme Bettencourt signe un bail, qui la fait locataire à vie, moyennant 580 000 euros annuels. Pas besoin de déclarer l'île au fisc français, tout se fait au Liechtenstein, et tant pis si la situation est ubuesque: Mme Bettencourt loue un bien qui lui appartient.

Lire l'intégralité de l'article dans l'édition Abonnés du site et dans Le Monde daté du 20 juillet et disponible dans les kiosques ce lundi à partir de 14 heures.

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LE DYNAMITEUR

Olivier Metzner, le dynamiteur

Le défenseur de Villepin, c'est lui ! Celui de Kerviel, c'est lui ! L'homme qui attaque la thèse officielle du crash du Concorde, c'est encore lui. Aujourd'hui, pour défendre Françoise Bettencourt Meyers, il transmet à la justice les enregistrements volés qui affolent le monde politique... Portrait d'un maître en procédure qui dérange.

Mais quelle mouche a donc piqué Olivier Metzner? Il y a peu, Me Metzner était plus qu'un nom:une marque, synonyme de sérieux, d'austérité, de technicité. Volvo diesel plutôt que Ferrari, en quelque sorte. La silhouette churchillienne de l'avocat et ses costumes croisés sur mesure se fondaient dans les marbres des palais de justice, seul dépassant le havane. Ses confrères l'appelaient à la rescousse pour résoudre, à l'audience, les équations juridiques les plus épineuses. «Olivier» signifiait procédure, comme «Robert» (Badinter) ou «Henri» (Leclerc) renvoyaient à l'éloquence absolue, à l'image d'Epinal de l'avocat sauvant le monde de l'erreur judiciaire. Certes, nul ne tapait dans le dos d' «Olivier», mais irait-on taper dans le dos du code pénal?

Quoi qu'il en soit, Me Olivier Metzner plaidait pour les figures du CAC 40 et les puissants de ce monde. Les rôles, ainsi, semblaient durablement définis, à la satisfaction générale. Et puis vint l'affaire Clearstream. Puis l'accident du Concorde, le dossier Kerviel, et encore latragédie familiale Bettencourt, avec ses développements politiques. A la manoeuvre, un «Olivier» nouveau, ferraillant contre une partie civile nommée Nicolas Sarkozy pour le compte de son ennemi juré, Dominique de Villepin; écornant la réputation de l'aéronautique européenne en représentant la compagnie Continental Airlines; pourfendant, enflammé, la Société générale au bénéfice d'un trader qui aurait pu faire couler la banque ; s'attaquant à l'empire L'Oréal à la demande de l'héritière du fondateur avec, en arrière-plan nauséeux, des écoutes sauvages d'une octogénaire milliardaire, mère de la plaignante, et de son entourage. En ces circonstances, Me Metzner se démultiplie avec jubilation. Délectation d'être partout. Plaisir de gratifier le tribunal de bons mots, souvent spirituel, impitoyable avec ses adversaires, ceux-là mêmes qui, naguère, profitaient de ses talents de procédurier. Comme si le natif de l'Orne d'éducation protestante «mon père se chargeait souvent des sermons, lors du culte du dimanche» prenait soudain plaisir à arracher les ailes des mouches alors qu'il s'était toujours interdit ces petites joies cruelles.

Crise de la soixantaine? Dérapage d'un professionnel qui passait pour efficace mais terne, du grisâtre qui se laisserait griser par la notoriété? Vengeance, à l'heure de la très belle réussite financière et professionnelle (hôtel particulier dans le VIIe arrondissement, Jaguar avec chauffeur, etc.), contre ceux qui l'auraient par trop ostensiblement méprisé ? «Olivier Metzner se rue avec volupté et impudeur dans un monde sur lequel, hier, il refermait ses persiennes, analyse un magistrat parisien qui le connaît bien. Il a découvert un autre luimême, et n'en revient pas.» «Il se vivait comme un Leclerc du pauvre, blessé de ne pas être un grand plaideur, renchérit un avocat. A présent, il se disperse, brouille son image de rigueur, au risque de perdre son crédit, dans une sorte d'explosion de l'ego.»«Il n'a pas changé, il n'y a pas de métamorphose, conteste MeEmmanuel Marsigny, son associé depuis 1994. Olivier Metzner a toujours été très tenace, dur sur les dossiers. Il m'a constamment recommandé d'aller, au besoin, jusqu'au bout dans les incidents avec les magistrats. Je me souviens qu'un jour, il a refusé de reparaître à une audience tant que le président ne lui avait pas présenté d'excuses.»

De fait, le Normand solitaire («mais très bien entouré») n'en est pas à son premier coup d'éclat. Bizarrement, nul ne se souvient des précédents. Dans les années 90, il avait tout de même fait renvoyer en correctionnelle un ancien préfet de police de Paris, Pierre Verbrugghe, et un ex-directeur des Renseignements généraux, Claude Bardon, dans le cadre de la très crapoteuse affaire concernant la disparition du pasteur Doucé. MeMetzner défendait alors les intérêts de Guy Bondar, compagnon du sulfureux homme d'Eglise, apôtre des minorités sexuelles. « Je n'ai pas changé, j'ai toujours essayé de dynamiter les dossiers, affirme l'intéressé. Il se trouve que le calendrier judiciaire provoque actuellement une succession d'affaires médiatiques. Mais ces affaires ne représentent que 10 % de l'activité du cabinet. Le reste est invisible, bien que tout aussi sensible. » Il est clair, cependant, que l'exposition frénétique de sa personne ne déplaît pas à Me Metzner. «Mon ascension a été progressive, sourit-il. Ceux qui montent d'un coup retombent d'un coup...»

Il a beau dire, cette notoriété nouvellement acquise ressemble fort à une revanche dirigée contre ceux qui se moquaient de ses piètres qualités de plaideur. «J'ai été mauvais pendant des années, c'est pourquoi je me suis replié sur la procédure, reconnaît-il.Mais un jour, en sortant d'une audience au tribunal de Bobigny, Jean-Yves Liénard (brillant avocat pénaliste versaillais reconnu par ses pairs, ndlr) a lancé à la cantonade:“Attention, il faut se méfier d'Olivier Metzner, il a appris à plaider !” Pour autant, je ne suis pas persuadé que les magistrats me trouvaient si nul que ça, mes résultats étant bien plus excellents que ceux de beaucoup de mes confrères. J'ai aussi été le premier à scanner les dossiers pour travailler sur ordinateur. J'ai innové un peu partout. N'ayant pas eu de mentor quand je me suis installé à mon compte, en 1975, je n'ai eu d'autre choix que d'inventer ma voie. Je suis le seul avocat français spécialiste en pénal des affaires classé dans un palmarès américain. Alors, que je suscite davantage de jalousie aujourd'hui, c'est certain !»

«J'ai tout remis à la justice, qu'elle garde ce qu'elle veut»

Beaucoup de ceux qui, hier, louaient la science d' «Olivier» l'accusent désormais de jouer les apprentis sorciers, tout particulièrement dans le dossier Bettencourt. Conseil de Françoise Bettencourt Meyers, l'avocat a, en effet, versé au dossier des écoutes réalisées clandestinement au domicile de la mère de sa cliente. Certains enregistrements permettent de pénétrer par effraction dans le secret théoriquement inviolable de conversations entre la vieille dame et son avocat, Me Georges Kiejman. Sur ce point, personne ne veut prendre la défense de MeMetzner. Ce dernier, qui dit «ne pas aimer le consensualisme » (sic), ne regrette rien:«Oui, la confidentialité des échanges entre un client et son avocat est sacrée. Mais si j'avais mis ces écoutes de côté, on aurait pu m'accuser de soustraction de preuves. Si j'avais osé trier pour écarter certains passages, on aurait crié au scandale. J'ai donc tout remis à la justice, qu'elle garde ce qu'elle veut». Soit. Si Olivier Metzner dit n'avoir pas changé, le climat des affaires dans lesquelles il intervient apparaît comme singulièrement délétère. A Nanterre, il a failli en venir aux mains avec Georges Kiejman, comme pour vider enfin une querelle née en 2004 à Vilnius, en Lituanie, où le premier défendit Bertrand Cantat quand le second représenta la famille de Marie Trintignant.

A Paris, il a poussé à bout un ami, Me Jean Veil, conseil de la Société générale, de la même manière qu'il s'est fâché avec MeThierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy. Cette violence, elle, est nouvelle, bien qu'elle ne soit pas le fait du seul Metzner. Elle explique, sans le justifier, qu'en retour il soit mis en cause personnellement : son audition comme simple témoin dans une affaire de faux testament présumé a été opportunément divulguée à la presse. «Cela m'écorche, forcément, mais renforce mon pouvoir de réaction, déclaret- il. Je n'appartiens à aucun parti, mon indépendance est totale : personne n'arrivera à me déstabiliser. Ma carapace est épaisse.» Un solitaire, donc, pugnace et fier de n'avoir pas changé il le répète. Une définition de la solitude, celle de Strindberg:«S'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours.» Mais s'en aperçoit-on forcément ?

LE FIGARO

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La garde à vue au Conseil constitutionnel (Le Figaro)

Mots clés : Garde À VueRéformeAvocatsConseil Constitutionnel

Par Laurence De Charette
19/07/2010 | Mise à jour : 09:36
Réactions (15)

Les onze Sages pourraient invalider un dispositif de plus en plus contesté.

La bataille de la garde à vue va entrer cette semaine dans une phase décisive. Mardi, le Conseil constitutionnel examine la conformité de cette mesure décriée par les avocats car jugée attentatoire aux droits et libertés garantis par la Constitution. Il devrait rendre sa décision avant deux semaines. D'ici quelques jours, l'ensemble des nouvelles gardes à vue pourrait donc être remis en question…

Dès le 1er mars dernier, jour même de l'entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle, de nombreux représentants des barreaux se sont engouffrés dans la brèche en contestant devant le Conseil la loi en vigueur sur la garde à vue, saisissant ainsi l'opportunité de faire avancer une cause qui n'avait pas rencontré beaucoup de succès au gouvernement.

Les avocats estiment qu'ils n'ont pas la possibilité d'épauler suffisamment leurs clients pendant cette phase décisive de l'enquête, mais les services de police voient d'un très mauvais œil leur entrée dans les commissariats.

Depuis plusieurs mois, la polémique est montée au sujet de cette mesure particulièrement contraignante dont l'utilisation a explosé au cours de dernières années, notamment en matière de délits routiers. Le débat ne sera finalement pas tranché par le gouvernement, qui a repoussé la grande réforme pénale à des jours meilleurs, mais par les onze membres du Conseil constitutionnel - dont trois viennent d'être renouvelés. À la Chancellerie, on a chiffré l'impact d'une éventuelle intervention accrue des avocats à 90 millions d'euros en matière d'aide juridictionnelle. La décision est attendue avec une certaine perplexité.

D'autant que, même si les avocats se sont surtout battus pour être davantage présents aux côtés de leurs clients, c'est l'ensemble du dispositif de la garde à vue qui va être examiné à la loupe. «C'est un cadeau empoisonné qu'a fait la Cour de cassation aux Sages, en leur soumettant une saisine très large», analyse Didier Rebut, professeur de droit. Le Conseil constitutionnel va ainsi se pencher sur l'assistance de l'avocat mais aussi sur la durée de la mesure, son contrôle par les magistrats du parquet… Il peut valider les dispositions du texte, ou en abroger tout ou partie. Dans ce dernier cas, il est vraisemblable que le Conseil laisserait au gouvernement un délai afin d'adapter la loi.

Par ailleurs, ses décisions n'ont pas d'effet rétroactif. «Mais, même avec un délai, souligne Thierry Wickers, président du Conseil national des barreaux, l'ensemble des gardes à vue qui auraient lieu après une telle décision du Conseil constitutionnel serait grandement fragilisé.» Les Sages disposent d'une troisième voie, qui s'est développée au cours des dernières années, celle des «réserves d'interprétation» : ils peuvent émettre des restrictions et recommandations sur la façon dont il faut utiliser la loi. La garde à vue à la française est toutefois déjà, pour une partie des juristes, contestable au regard des décisions rendues par la Cour européenne des droits de l'homme. La juridiction strasbourgeoise a notamment souligné, dans des affaires visant d'autres pays, la nécessaire assistance de l'avocat.

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auditions bientôt

Les enquêteurs s'intéressent aux conditions d'embauche de l'épouse du ministre du Travail. De son côté, la milliardaire Liliane Bettencourt sera entendue par la police dans l'enquête sur les enregistrements clandestins.

Après les gardes à vue de proches de Liliane Bettencourt, dont celles de son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, et du photographe François-Marie Banier, l'enquête devrait s'orienter sur le couple Woerth.

• Un éventuel conflit d'intérêts

L'audition d'Éric Woerth par les policiers de la brigade financière doit intervenir «dans les prochains jours», indiquait dimanche une source judiciaire interrogée par Le Figaro. Ce week-end, le journal Le Monde a publié des propos formulés par le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre au cours de sa récente garde à vue. Interrogé sur ses relations avec Éric Woerth, ce dernier a notamment indiqué: «Je l'ai vu ensuite deux ou trois fois début 2007 parce qu'il m'a demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière alors, me disait-il, qu'elle n'était pas entièrement satisfaite.» Interrogé plus précisément sur les circonstances dans lesquelles Florence Woerth a été recrutée au sein de la société Clymène, Patrice de Maistre a indiqué avoir rencontré divers candidats sélectionnés par un «chasseur de têtes» avant d'arrêter son choix. À l'époque, il a adressé une note à André et Liliane Bettencourt pour leur faire part de son projet, jugé «sensible», d'embaucher l'épouse d'un ministre. Le 27 juin, au «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI, Éric Woerth avait assuré avoir toujours dressé «une muraille de Chine» entre ses fonctions - alors de ministre du Budget - et la carrière de son épouse, réfutant tout conflit d'intérêts. Ce week-end, son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne estimait que «cette embauche ne résulte pas d'une pression», soulignant que Florence Woerth avait «tout à fait le profil» pour occuper ce poste.

• Vers l'audition de Liliane Bettencourt

À ce stade de l'enquête ouverte notamment pour «fraude fiscale et blanchiment» par le parquet de Nanterre, l'audition de Liliane Bettencourt paraît inéluctable. Sur les enregistrements clandestins réalisés à son domicile, plusieurs conversations témoignent, en effet, de montages financiers destinés à permettre la dissimulation d'une partie de sa fortune. Lundi, le parquet a confirmé les informations du Figaro : "Liliane Bettencourt sera entendue, c'est une évidence. mais la date de son audition n'a pas encore été fixée". Dans un entretien au Figaro, Patrice de Maistre a déjà reconnu l'existence de deux comptes suisses provisionnés à hauteur de 78 millions d'euros. Les enquêteurs s'intéressent aussi beaucoup au statut juridique de l'île d'Arros qui, si elle appartient désormais à une fondation hébergée au Liechtenstein, pourrait à l'origine avoir été discrètement acquise par la milliardaire. «Des questions vont évidemment devoir lui être posées, prédit un magistrat, qui exclut toutefois son placement en garde à vue. Une audition en qualité de témoin semble plus appropriée, tant au regard de son âge que de son état de santé.»

• Courroye veut conserver la direction de l'enquête

Qualifié de «procureur aux ordres» par son ex-collègue Eva Joly, désormais entrée en politique, Philippe Courroye essuie depuis une dizaine de jours les plus vives critiques relatives à sa gestion de l'affaire Bettencourt. De nombreuses voix, tant sur la gauche de l'échiquier politique que dans les rangs de la magistrature, se sont ainsi élevées pour demander la saisine d'un juge d'instruction. Pour l'heure, le procureur de Nanterre entend cependant conserver la direction de l'enquête. En fin de semaine dernière, selon Mediapart , le magistrat a refusé de transmettre la transcription des enregistrements clandestins établie par la PJ à la présidente de la 15e chambre correctionnelle, Isabelle Prevost-Desprez. Depuis le 1er juillet dernier, celle-ci est chargée de conduire un supplément d'information dans le cadre du procès pour «abus de faiblesse» intenté au photographe François-Marie Banier.

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une vraie bombe : écoutez sur Mediapart les enregistrements concernant Woerth :

Bettencourt: dossier complet pour comprendre

Pour comprendre ce qui est devenu un scandale d'Etat. L'intégralité de nos enquêtes, des extraits des enregistrements clandestins et une table d'orientation.

 

Le 29/10/2009, Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et ses relations avec Eric Woerth:

 

 

 

 

Patrice de Maistre, le 23 avril 2010, à propos du conflit d'intérêts de Florence Woerth:

 


 

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18.07.2010

Vaccins confirmation de ce que nous disions

 

Il confirme une partie de ce que nous avons dénoncé, ainsi que l'organisation militaire de la vaccination.
Les vacccins qui restent vont être mélangés aux nouveaux vaccins.
Ecoutez bien ce qu'il dit :

http://www.dailymotion.com/video/xe1i0d_interview...

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John Paulson's donations to Carla Bruni could embarrass Nicolas Sarkozy

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John Paulson's donations to Carla Bruni could embarrass Nicolas Sarkozy

French president Nicolas Sarkozy faced potential embarrassment on Friday after it emerged that the most generous donor to his wife's charitable foundation was John Paulson – the man whose hedge fund is at the heart of the US government's case against Goldman Sachs.

 

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Aie aie qu'est-ce qu'ils disent ces anglais Carla Bruni Sarkozy et L'oréal

http://www.dailymail.co.uk/news/article-1294240/Carla-Bru...

 

 

Carla Bruni charity dragged into storm over L'Oreal cash as Nicolas Sarkozy defends himself on French TV

By PETER ALLEN
Last updated at 9:23 AM on 13th July 2010


Carla Bruni has been sensationally drawn into the financial scandal enveloping her husband's government when it emerged that one of her charities is receiving huge cash donations from France's richest woman.

Liliane Bettencourt, the 87-year-old L'Oreal heiress, is under investigation for allegedly handing over 'envelopes stuffed with cash' to Nicolas Sarkozy just before he became president in 2007.

In an impassioned broadcast last night, President Nicolas Sarkozy defended himself against allegations of illegal campaign financing and claimed they were being used to divert attention from other issues.

 

Mr Sarkozy and his Labour minister Eric Woerth, who is also treasurer of the ruling UMP party, are said to have turned a blind eye to tax evasion by Mrs Bettencourt in return for electoral funding.

Speaking on France 2 last night, he branded the accusations against him as 'slanderous' and said: 'The most recent political scandal took place in Britain, not France.'

He denied France was a corrupt country, but admitted it had some 'bad habits'.



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And he said the claims about receiving money from Mrs Bettencourt were being used to divert attention just as his conservative government prepares to launch a difficult reform to raise France's retirement age from 60 to 62.

As claims that Mr Sarkozy was in the pocket of the super rich intensified, it emerged that the Carla Bruni-Sarkozy Foundation, which raises money for disadvantaged youngsters, receives funding from Lancome, the luxury beauty brand owned by L'Oreal since 1964.

In a publicity speech welcoming the collaboration between her foundation and the brand in September, Miss Bruni said: 'Lancome symbolises beauty to the French. It is therefore the ideal partner.'

Although Lancome will not reveal how much money has been paid to Miss Bruni's foundation, the initial donation was thought to be worth around £500,000.

While there is no suggestion of anything illegal about Miss Bruni's deal with Lancome, there would be a clear conflict of interest if Mrs Bettencourt, L'Oreal's major shareholder, was seen to have benefited financially from her links with Mr Sarkozy's government.

A criminal investigation has been opened into the Bettencourt Affair by prosecutors in the Paris suburb of Nanterre, and there have been several high-profile police raids.

'The links between rich benefactors and the government are what is under investigation, and especially those who have received cash from Mrs Bettencourt,' said a judicial source.

'All of these links will be investigated in detail, including the one between Mrs Bettencourt and the Carla Bruni-Sarkozy Foundation.'

A serving French president cannot be officially prosecuted, but Mr Sarkozy is fighting for his political life. He is expected to seek re-election in 2012.

Francois Bayrou, of the Opposition MoDem party, said: 'This is a political and moral crisis. The French are not going to accept staying in this sordid quagmire for much longer.'



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Bettencourt-Woerth : chaud la vidéo d'arrêts sur image

ATTENTION

IL FAUT ATTENDRE UN MOMENT - ECRAN NOIR PENDANT QUE CA CHARGE LA VIDEO

et puis au début il y a un petit sujet sur la canicule, il faut attendre que ce sujet soit passé

 

19:31 | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L'avocat parle

L'avocat de l'ex-comptable de LilianeBettencourt, Me Antoine Gillot, s'interroge sur le fait que celle-ci n'ait pas encore été entendue "sous le régime de la garde à vue", accusant le procureur Courroye de "faire obstruction" à la justice, dans une interview au Parisien du dimanche 18 juillet.

SUR LE MÊME SUJET

Après l'interrogatoire en garde à vue de quatre proches de Liliane Bettencourt par la police, l'avocat de Claire Thibout a dit au quotidien : "au risque de choquer, la question fondamentale me semble être celle-ci : pourquoi le parquet de Nanterre n'a-t-il toujours pas entendu Mme Liliane Bettencourt sous le régime de la garde à vue ?"

"Son avocat, Me Georges Kiejman, passe son temps à dire qu'elle est en pleine forme et qu'elle a toute sa raison. Le parquet a rejeté la plainte pour 'abus de faiblesse' déposée par sa fille. Liliane Bettencourt elle-même reconnaît qu'elle a commis une fraude fiscale et a annoncé qu'elle rapatrierait ses fonds enSuisse", observe Me Gillot qui ajoute ainsi : "Et on ne l'interroge pas ? Et on ne la met pas en garde à vue".

Il y voit deux raisons. "La première", dit-il, "c'est que Liliane Bettencourt fait partie, en raison de ses liens avec le président de la République, de la caste des intouchables" dès lors que "comme l'a révélé ma cliente Claire Thibout, l'héritière de L'Oréal est un des principaux bailleurs de fonds de l'Etat UMP".

La deuxième raison, c'est toujours selon l'avocat, que le procureur Philippe Courroye "est au fond convaincu que cette vieille dame de 87 ans est affaiblie" et qu'en limitant ses auditions à ses quatre collaborateurs "il reconnaît implicitement qu'elle est vulnérable".

Jugeant que dans cette affaire le parquet "se décrédibilise chaque jour un peu plus", il juge "urgent qu'uneinstruction indépendante soit confiée à un juge" et "demande solennellement à Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, d'intervenir".

 

(Nouvelobs.com avec AFP)

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"Françoise Bettencourt n’est jamais venue sur l'île de d'Arros"

le journal du dimanche

Justice | 17 Juillet 2010  |  Mise à jour le 18 Juillet 2010


C’est un escogriffe de près de deux mètres de haut à la poignée de main chaleureuse. Yeux bleu lagon, accent mi-espagnol mi-anglais, Carlos Cassina Vejarano, 62 ans, sort de trente-six heures de garde à vue à peine fatigué. "Il n’a rien à cacher, et rien à voir avec les trois autres gardés à vue, c’est juste un intendant", assure son avocat Me Olivier Pardo. Dans la saga Bettencourt, Carlos Cassina Vejarano a de la chance. Il a passé la majeure partie de sa vie dans le plus bel endroit du monde: l’île de D’Arros, un atoll des Seychelles. Un "pur bijou" qu’il connaît comme sa poche, qu’il a aménagé de fond en comble, dirigeant jusqu’à 150 ouvriers sur place. "C’est complètement fou que cet endroit magique se soit retrouvé au centre de trente-six heures de garde à vue", se désole-t-il. Pour le JDD, ce gestionnaire du bout du monde raconte le roman vrai de l’île des Bettencourt, estimée à 70 millions d’euros.

 

Comment s’est déroulée votre garde à vue?
Aussi bien que possible. La police a été très correcte, très professionnelle. Le premier jour, l’interrogatoire a commencé à 9 heures et s’est terminé à 23 heures avec une courte pause. Il a repris le lendemain de 9 heures à 18 heures avec un gros temps de repos parce que le deuxième jour vous êtes davantage fatigué. La nuit s’est déroulée en cellule. Il y en avait plusieurs autour de la mienne, mais je n’ai vu aucun des trois autres pendant tout le temps.

Que veulent savoir les enquêteurs?
La question principale est celle d’une éventuelle fraude fiscale concernant D’Arros. Les policiers soupçonnent les hommes d’affaires et les avocats de Mme Bettencourt d’avoir transféré des fonds illégalement, non déclarés au gouvernement. Comme je leur ai dit, je n’avais rien à voir avec toute la structure financière… et les hommes d’affaires. J’ai toujours pensé que Mme Bettencourt, une des femmes les plus riches de France, dont le mari avait été sept fois ministre, et qui avait la chance de posséder cette île, un des plus beaux endroits au monde, n’avait ni besoin ni envie de faire quoi que ce soit d’illégal! D’ailleurs, j’en reste aujourd’hui encore persuadé.

Depuis quand êtes-vous sur l’île?
Je la connais depuis trente-cinq ans. Pour la petite histoire, cette île porte le nom d’un amiral français, le baron D’Arros, qui commandait l’escadre qui a découvert les lieux à la fin du XVIIIe. Dans les années 1970, j’étais banquier à Téhéran, et je suis devenu très ami du prince Shahram, le neveu du shah d’Iran, et de sa femme, la princesse Niloufar. En 1975, j’ai visité l’île de D’Arros avec eux et ils l’ont achetée aussitôt. Il n’y avait que du sable, la mer, des tortues et des noix de coco. Une première fois, j’ai été chargé d’aménager l’île, de construire une maison, une piste d’atterrissage. C’est un endroit unique… Cette première vague de travaux a duré quatre ou cinq ans. Et puis la révolution iranienne est arrivée en 1979. Le frère du prince a été abattu à Paris… Le prince et sa famille sont venus se mettre à l’abri aux Seychelles. Leur fils, Cyrus, qui est peintre aujourd’hui, et dont je suis le parrain, a grandi là-bas au milieu des oiseaux et de la mer…

A quel moment ont-ils vendu?
Quand le garçon a grandi et a quitté l’île, les Palavi l’ont louée pendant quelque temps, pour couvrir les frais d’entretien qui étaient importants. Puis, en 1995, ils ont souhaité la vendre. Ils connaissaient François-Marie Banier, et c’est passé par lui. Une première fois, en 1997, Martin d’Orgeval, l’ami de M. Banier, a voulu louer l’île, puis finalement ils ne sont pas venus. Je crois qu’à l’époque elle se louait 30.000 dollars la semaine. A l’été suivant, en 1998, les Palavi ont invité M. Banier et son ami à venir passer des vacances. Ils ont trouvé l’endroit formidable. A l’époque, il y avait autant de moustiques qu’aujourd’hui, ni plus ni moins, comme sous tous les tropiques, et les requins n’étaient pas plus méchants que cela… A la Toussaint 1998, le prince et la princesse ont invité M. et Mme Bettencourt à séjourner sur place. Pour venir, il faut neuf heures de jet depuis Paris jusqu’aux Seychelles et ensuite prendre un avion privé une heure qui vous pose au milieu de l’île.

Vous étiez là?
Oui, j’étais là. Monsieur et Madame sont tombés amoureux de l’endroit immédiatement. Ils ont dit “On prend, on achète” tout de suite. Ils m’ont proposé de venir superviser les travaux d’aménagement. J’étais ravi, très heureux de pouvoir revenir sur l’île… Je les ai mis en contact avec les avocats de Genève du prince et tout a été arrangé [D’Arros a été vendue 18 millions de dollars]. D’entrée de jeu, les Bettencourt m’ont dit qu’il fallait commencer les travaux par le village des ouvriers. Que rien ne devait être entrepris tant que les ouvriers n’étaient pas correctement logés.

Combien y a-t-il eu d’ouvriers?
Jusqu’à 150 sur place! On a fait beaucoup de choses, la maison principale avec son toit merveilleux en bardeaux de teck, les maisons d’ami, la cuisine, l’électricité, une centrale de désalinisation de l’eau de mer, plusieurs piscines, un grand potager, de belles pelouses. Avec Monsieur nous avons même construit une petite chapelle qu’il avait consacrée avec de l’eau de Jordanie. Nous avons aussi construit sur l’île un centre de recherche, dans le but de recenser toute la flore des lieux, et celle du lagon autour. Aujourd’hui, une trentaine de personnes travaillent en permanence à D’Arros, dont deux pêcheurs qui sortent en mer quotidiennement. Elle est quasiment en autarcie.

Combien ont coûté les travaux, on parle de plusieurs dizaines de millions d’euros?
Je ne veux avancer aucun chiffre. Ce n’était pas mon rayon. Moi, j’étais l’intendant… Et puis, quand les travaux ont été finis, vers 2004, je me suis beaucoup consacré à l’environnement, notamment d’un autre atoll, Aldabra, à mille kilomètres de là. Et puis je fais des films, et je voyage beaucoup en Asie, notamment en Himalaya. J’ai monté une association pour planter des arbres en haute altitude au Népal… J’ai fait beaucoup d’autres choses. Je ne suis pas seulement le majordome de l’île de D’Arros!

Comment se déroulaient les séjours des Bettencourt?
Ils venaient quatre fois par an, à la Toussaint, à Noël, en février en en mai. Quinze jours à chaque fois. Ils avaient proposé aux Palavi de pouvoir revenir tous les étés. A part les Palavi, les Bettencourt n’ont jamais prêté l’île à quiconque. C’était, je crois, leur jardin secret. Ils ont eu beaucoup de bonheur là-bas. C’était un couple heureux. Deux personnes vraiment charmantes.

Des politiques sont-ils venus sur l’île?
Les policiers m’ont posé la question eux aussi. Ils voulaient une liste des invités. Je leur ai dit que la liste était dans ma tête vu que j’ai toujours été là. Les Bettencourt n’ont invité que leurs amis proches. Aucun politique français n’a jamais mis les pieds sur D’Arros, comme je l’ai dit aux policiers. Mais ni leur fille, ni leur gendre, ni leurs deux petits-enfants ne sont jamais venus non plus.

Que s’est-il passé après la mort d’André Bettencourt? Qui est propriétaire de l’île aujourd’hui?
Je suis employé par la société qui possède l’île depuis le temps des Palavi, la D’Arros Land Establishment (DLE), qui est une Anstalt du Liechtenstein. Cette société gère l’île et paye tout ce qu’il y a à payer pour son entretien [de l’ordre de 1,7 million d’euros par an]. Chaque année, les avocats à Genève de Mme Bettencourt ont les comptes.

Il y a une autre fondation au Liechtenstein qui elle-même est propriétaire de la DLE, alors?
Oui, c’est cela. En 2007, les deux avocats de Madame, Me Tavernier et Me Goguel, ont évoqué devant moi l’existence d’une fondation. J’ai demandé des explications, mais on ne m’a rien dit. Quand j’ai rencontré Me Goguel par la suite, comme cette île me tient beaucoup à cœur, je lui ai demandé si cette fondation était liée à la succession de Madame. Je lui ai dit que je n’aimerais pas découvrir un jour que cette fondation soit liée à M. Banier!

Vous n’aimez guère M. Banier?
La question n’est pas là. M. Banier se moque des questions d’environnement. J’avais espoir, quand j’ai entendu parler d’une fondation, que Mme Bettencourt lègue D’Arros à une fondation scientifique qui poursuive le travail effectué sur l’environnement… Je sais que ce n’est pas le sujet qui vous préoccupe, mais l’île est une sorte de vigie sur la dégradation du milieu marin, des requins, des coraux, des tortues… Banier s’en fout de tout ça. Il venait une fois par an et ça ne l’intéressait pas. A chaque fois que je voyais les avocats, je leur ai dit la même chose, “Ne me faites pas la surprise avec Banier, j’en serais très malheureux!”.

En avez-vous parlé avec Liliane Bettencourt?
Oui, je lui ai dit que cela serait vraiment bien que D’Arros soit un sanctuaire dédié à l’environnement. Elle a toujours montré beaucoup d’intérêt pour cela. Elle m’a écouté…

Dans les enregistrements pirates, il est question d’une somme d’argent que vous auriez demandée à Patrice de Maistre…
Je m’en suis expliqué devant les policiers. C’est un peu choquant ce qui est dit sur moi, et contraire à la vérité. Début 2008, j’ai eu 60 ans, et j’ai voulu m’acheter une maison. J’ai fait une lettre à Madame pour lui demander de se porter caution bancaire pour moi, pour un prêt de 7 millions d’euros. Un mois après, j’ai reçu une réponse de M. de Maistre me disant non. Il est ensuite venu avec son épouse sur D’Arros et m’a dit qu’après en avoir parlé avec Madame celle-ci était prête à me faire un cadeau d’un million d’euros! J’ai dit que je n’avais pas besoin de cadeau! Que c’était d’une caution bancaire que j’avais besoin. Ensuite c’est Me Goguel qui est venu sur l’île. Je lui ai reformulé ma demande de caution bancaire, en divisant la somme par deux. J’ai demandé une caution pour 3,5 millions d’euros. Cette fois-ci, il m’a proposé un cadeau de Madame de deux millions d’euros! Je lui ai dit une nouvelle fois que je ne voulais pas de cadeau… Quelque temps plus tard, pour mes autres activités, j’avais besoin de trésorerie. Je suis venu à Paris, et j’ai déjeuné avec M. de Maistre. Je lui ai demandé un prêt de deux millions d’euros, que je voulais rembourser. Il m’a dit un peu brutalement qu’il n’en était pas question. Que Madame voulait bien me donner deux millions d’euros, mais pas me les prêter. Finalement, j’ai accepté.

Comment avez-vous touché ces deux millions?
En Suisse. Mon banquier m’a demandé d’où venait l’argent, j’ai dit de Mme Bettencourt.

S’agissait-il d’un chantage comme il l’est dit dans les enregistrements?
C’est dégueulasse de dire cela. Je n’ai jamais menacé qui que ce soit. Patrice de Maistre dit que je suis “oriental” et cela m’a blessé. Je suis bouddhiste et quelqu’un de très spirituel. Je n’ai jamais cru que Mme Bettencourt, qui possédait un bijou aussi beau que l’île de D’Arros, allait le gâcher avec des histoires fiscales. C’est absurde! Je suis très triste pour Madame. Tout ce qui arrive, ce tsunami qui me dépasse complètement… et qui doit la dépasser elle aussi.

Comment analysez-vous ce qui a pu se passer?
Je ne sais pas bien. Peut-être certains m’ont vu comme un obstacle. Aujourd’hui, je garde espoir qu’avec tout ce qui arrive Madame parviendra à régulariser la situation et que l’île, pour toujours, sera un laboratoire d’étude de l’environnement merveilleux qui l’entoure.

Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche

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On est en juillet, ouvrez vite le fichier ci-joint, vite, vite !!!

ATTENTION AU STRESS.pps

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17.07.2010

Bettencourt : la guerre entre juge et procureur continue Le parquet, représenté par Philippe de Courroye, refuse de transmettre à la juge Isabelle Prévost-Deprez la retranscription des enregistrements pirates, selon Mediapart

La tension persiste au tribunal de Nanterre et prendrait même des allures de "guerre de tranchées" à l'occasion de l'affaire Bettencourt, selon le site Mediapart. En effet, ce dernier révèle, samedi 17 juillet, que le parquet, dirigé par Philippe Courroye, a refusé vendredi de transmettre à la juge Isabelle Prévost-Desprez la retranscription des fameux enregistrements pirates réalisés par le majordome de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Or la juge, présidente de la XVe chambre du tribunal de Nanterre, avait obtenu l'autorisation légale d'y avoir accès : en début de semaine la cour d'appel de Versailles a statué en sa faveur pour qu'elle continue àenquêter sur l'affaire Bettencourt. Une décision à laquelle s'oppose le procureur Courroye, qui entend bien mener l'enquête de bout en bout.

De fait, Philippe Courroye passe outre la décision de la cour d'appel. La question de l'indépendance du procureur, soumis hiérarchiquement à la Chancellerie, et qui par ailleurs ne cache pas son amitié pour Nicolas Sarkozy, est posée depuis le début de l'affaire.

Entre la juge et le procureur de la République, magistrat du ministère public, le bras de fer n'est pas prêt de s'achever.

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La cour d'appel de Versailles a rejeté, mardi 13 juillet, une requête du parquet des Hauts-de-Seine, ce qui permet à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez de lancer immédiatement le supplément d'information sur les enregistrement

Bettencourt : la juge Prévost-Desprez peut enquêter sur les enregistrements

Et ce dès maintenant : la cour d'appel de Versailles vient de rejeter une requête du parquet des Hauts-de-Seine destinée à l'empêcher de mener elle-même l'enquête sur les enregistrements clandestins.

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La cour d'appel de Versailles a rejeté, mardi 13 juillet, une requête du parquet des Hauts-de-Seine, ce qui permet à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez de lancer immédiatement le supplément d'information sur les enregistrements clandestins dans l'affaire Bettencourt, selon une source judiciaire.

"Le dossier retourne à Nanterre", a déclaré à l'AFP la source judiciaire, "la juge Mme Prévost-Desprez peut lancer son supplément d'information".
L'appel du parquet de Nanterre est donc "joint au fond" ou pourrait être examiné à l'occasion d'un autre appel, a précisé la même source.

 

Appel du parquet

Le 1er juillet, la 15e chambre correctionnelle de Nanterre avait ordonné un supplément d'information sur les enregistrements pirates réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son ex-maître d'hôtel entre mai 2009 et mai 2010. La présidente, Isabelle Prévost-Desprez, juge du siège indépendante du pouvoir, s'était saisie elle-même pour conduire ces investigations.
Cette décision avait été prise au moment du renvoi sine die du procès de François-Marie Banier, soupçonné d'abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt.

Dans la foulée, le parquet de Nanterre avait fait appel de ce supplément d'information au motif notamment qu'une enquête préliminaire était "déjà en cours" sur l'origine des enregistrements, assortissant son appel d'une requête en examen immédiat. Un appel qui avait été interprété comme l'une des manifestations de la guerre qui fait rage entre le procureur Philippe Courroye et la juge Isabelle Prévost-Desprez.

 

La requête d'examen immédiat de l'appel "irrecevable"

L'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt, Me Olivier Metzner, s'est dit "ravi que la justice puisse librement investiguer et qu'enfin la vérité puisse se faire" sur l'abus de faiblesse dont est, selon lui, victime Liliane Bettencourt. "Les obstacles mis par le parquet sont mis à néant", a-t-il déclaré à l'AFP.
Dans un courrier adressé mardi à la présidente, l'avocat estimait la requête d'examen immédiat de l'appel "parfaitement irrecevable" car le parquet l'avait adressée, non pas au président de la chambre correctionnelle comme le prévoit le code de procédure pénale, mais directement à la cour d'appel. 
C'est également ce qu'il avait confié à nouvelobs.com : nous annoncions, vendredi dernier, que la présidente de la 15ème chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, pourrait commencer à instruire dès le 13 juillet le supplément d’information.

(Nouvelobs.com avec AFP
)

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la brigade financière soupçonne bien un trafic d'influence et vise le couple Woerth.

Selon Le Monde, qui cite samedi 17 juillet des procès-verbaux d'auditions, la brigade financière soupçonne bien un trafic d'influence et vise le couple Woerth.

SUR LE MÊME SUJET

Les conditions d'embauche de Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail, intéressent notamment les policiers, qui opèrent dans le cadre de l'enquête, ordonnée par le parquet de Nanterre pour blanchiment de fraude fiscale et trafic d'influence.

Jusqu'à sa démission en juin, Florence Woerth, travaillait pour la société Clymène, qui gère les avoirs de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt. Elle était rémunérée 140 000 euros par an, plus une prime de 60 000 euros et une voiture de fonction. .

Selon le quotidien, la police a en sa possession, depuis les perquisitions réalisées dans les sociétés du gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre, une note datée du 31 août 2007. Un CV de Florence Woerth, avec cette mention, en bas de page : "rémunération environ 200 000 euros (…) Je suis obligé d'en parler à LB vu le mari 120 000 euros".

 

"J'lai fait pour lui faire plaisir"

A ce sujet, Patrice de Maistre déclare : "Il s'agissait d'une note que j'ai dû amener à M. et Mme Bettencourt pour évoquer le recrutement de Mme Florence Woerth dans mon équipe. Cette démarche était due au fait que son mari était ministre, et que c'était donc sensible…", raconte le gestionnaire de la fortune Bettencourt. Il indique par ailleurs aux policiers que "Mme Woerth ne représentait pas un risque majeur".

En 2006, il dit avoir appelé Eric Woerth à la demande d'André Bettencourt, qui veut financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. "Je l'ai (Eric Woerth) vu ensuite deux ou trois fois début 2007, dit Patrice de Maistre, parce qu'il m'a demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière alors, me disait-il, qu'elle n'était pas entièrement satisfaite".

Dans les enregistrements clandestins, réalisés par le majordome Pascal Bonnefoy chez les Bettencourt, il était déjà dit que l'embauche s'était faite à la demande d'Eric Woerth. "Quand je l'ai fait, déclarait Patrice de Maistre lors d'une conversation avec Mme Bettencourt, le 23 avril, son mari était ministre des Finances, il m'a demandé de le faire (…). J'lai fait pour lui faire plaisir."

(Nouvelobs.com)

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Selon Mediapart, le parquet de Nanterre veut empêcher la juge d'enquêter


17 Juillet 2010 Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme

Le parquet a refusé, vendredi 16 juillet, de transmettre à la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui veut mener ses propres investigations, une pièce essentielle de la procédure. Ce veto du procureur Philippe Courroye (photo) porte sur la retranscription des enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt.

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L'audition de Patrice de Maistre met Eric Woerth en difficulté

L'audition de Patrice de Maistre met Eric Woerth en difficulté

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D'après des procès-verbaux d'audition auxquels Le Monde a eu accès, la brigade financière traque bien le trafic d'influence et oriente ses investigations en direction du couple Woerth.

L'enquête, ordonnée par le parquet de Nanterre, dans laquelle quatre personnes avaient été placées en garde à vue jeudi 15 juillet, a été ouverte pour blanchiment de fraude fiscale et trafic d'influence, elle vise donc également les conditions d'embauche de Florence Woerth, l'épouse du ministre du travail. Ce dernier devrait pour sa part être bientôt entendu comme témoin.

La police dispose, depuis les perquisitions opérées dans les sociétés de M. de Maistre, d'une note datée du 31 août 2007. Un simple curriculum vitae de Mme Woerth, avec cette mention, en bas de page : "rémunération environ 200 000 euros (…) Je suis obligé d'en parler à LB vu le mari 120 000 euros".

"IL M'A DEMANDÉ DE RECEVOIR SA FEMME"

Interrogé, M. de Maistre s'explique : "Il s'agissait d'une note que j'ai dû amener à M. et Mme Bettencourt pour évoquer le recrutement de Mme Florence Woerth dans mon équipe. Cette démarche était due au fait que son mari était ministre, et que c'était donc sensible…", relate le gestionnaire de la fortune Bettencourt. Il l'assure aux policiers, "Mme Woerth ne représentait pas un risque majeur".

En 2006, donc, selon ses dires, il appelle Eric Woerth à la demande d'André Bettencourt, qui souhaite financer la campagne présidentielle deNicolas Sarkozy"Je l'ai [M. Woerth] vu ensuite deux ou trois fois début 2007, dit M. de Maistre,parce qu'il m'a demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière alors, me disait-il, qu'elle n'était pas entièrement satisfaite".

Florence Woerth est embauchée, avec à la clé un CDI, rémunéré 140 000 euros annuels, plus une prime de 60 000 euros et une voiture de fonction. Elle travaille pour le compte de la société Clymène, qui gère environ 1,3 milliard d'euros. Elle en a démissionné en juin. Fin juin, Eric Woerth avait affirmé qu'il y avait "une muraille de Chine" entre ses activités et celles de son épouse.

Dans les enregistrements clandestins, réalisés par le majordome Pascal Bonnefoy chez les Bettencourt, il apparaissait déjà clairement que cette embauche s'était faite à la demande de M. Woerth. "Quand je l'ai fait, disait ainsi M. de Maistre lors d'une conversation avec MmeBettencourt, le 23 avril, son mari était ministre des finances, il m'a demandé de le faire (…). J'lai fait pour lui faire plaisir."


Lire l'intégralité de cet article dans l'édition abonnés du Monde.fr ou dans "Le Monde" daté du 18-19 juillet, disponible dans les kiosques ce samedi à partir de 14 heures.

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Florence Woerth: Patrice de Maistre parle selon TF1


e gestionnaire de la fortune de Liliane  Bettencourt, Patrice de Maistre, a affirmé aux policiers au cours de sa garde à vue qu'Eric Woerth lui avait "demandé de recevoir sa femme pour la conseiller sur sa carrière", selon des extraits de procès-verbal publié samedi par Le Monde.fr.

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http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/assigne-sarkozy-un-journal-satirique-doit-retirer-des-photomontages-28814

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/assigne-sarkozy-u...

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SIGNEZ LA PETITION POUR UNE JUSTICE INDEPENDANTE

APPEL DU 14 JUILLET

Pour une justice indépendante et impartiale

À propos des affaires Bettencourt 

Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev».

Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité.  

Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire.  

Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense.

Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer.

Signez le pétition : http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapa...

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Journal condamné : voici le jugement

Journal condamné jugement.pdf

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16.07.2010

La France condamnée à l'Europe 15 juillet 2010

Le 15 juillet 2010 , la CEDH a rendu un arrêt n° 34.875 / 07,

dans une affaire Roland DUMAS C/ FRANCE ,

condamnant la violation par la France

de l'article 10

de la convention européenne des droitse de l'homme,

Monsieur Roland Dumas ayant dit à l'époque au magistrat Jean-Philippe COURROYE , à l' époque substitut : " Vous auriez pu siéger dans les Sections spéciales "

-----------------------

Désolé c'est en anglais : à vos dictionnaires !

Press release issued by the Registrar 

Chamber judgment

Not final1

Roland Dumas v. France (application no 34875/07)

CONVICTION OF ROLAND DUMAS FOLLOWING PUBLICATION OF HIS BOOK L’ÉPREUVE, LES PREUVES INFRINGED HIS FREEDOM OF EXPRESSION

By a majority

Violation of Article 10 (freedom of expression)

of the European Convention on Human Rights

Principal facts

The applicant, Roland Dumas, is a French national who was born in 1922 and lives in Paris. He is a lawyer and politician who was formerly Minister for Foreign Affairs and President of the Constitutional Council. Between 1997 and 2003 he was implicated in the “Elf affair”, which uncovered a web of corruption involving French politicians and business leaders. In January 2003 he was acquitted of aiding and abetting the misappropriation of company assets and handling misappropriated company assets.

In March 2003 he published a book entitled L’épreuve, les preuves (“The ordeal and the evidence”), containing an account of the court case. In it he recounted statements made during the trial, including one incident when he took the public prosecutor to task for asking questions about acts not relating to the charges against him. Believing this to breach the principle of a fair trial, Roland Dumas had reacted forcefully, remarking to his lawyer: “I wonder what he would have done during the war”, before answering his own question by suggesting that the prosecutor would have been “in the Special Sections”.2 The prosecutor heard these comments, which were reported in the media. At the time, however, Roland Dumas was not prosecuted for insulting a member of the legal service and no disciplinary action was taken against him as a lawyer. In recounting the incident in his book, describing his comments as an “audacious parallel”, Roland Dumas put them in context and explained that they had been prompted by his feelings of revolt at the end of an arduous trial and by the “trace of neurosis” within him (linked to his family history).

Following publication of the book, the public prosecutor considered that it contained defamatory statements against him. On 15 April 2003 the Minister of Justice lodged a criminal complaint alleging defamation of a member of the legal service. Six passages from the book, including those cited above, formed the basis for the prosecution. On 25 February 2005 the Paris Criminal Court acquitted Roland Dumas. It held that some of the statements in question were covered by the freedom to express criticism and had not overstepped the relevant limits. As regards the parallel drawn with judges of the Special Sections during the Occupation, it acknowledged that such comments were particularly offensive to a member of the legal service; however, it found that there had not been a specific factual allegation susceptible of proof, an essential requirement of a conviction for defamation. On 19 January 2006 the Paris Court of Appeal overturned that judgment. It ordered Roland Dumas to pay a fine of 3,000 euros (EUR) and his publisher a fine of EUR 2,000. As regards the civil claim, it ordered them, jointly and severally, to pay EUR 1,000 in damages and 3,000 EUR in costs. It held that the passages in question, which could not be viewed in isolation from each other, were defamatory, since Roland Dumas had been unable to prove either that the comparison with the judges of the Special Sections was true or that he had made it in good faith. On 6 February 2007 the Court of Cassation dismissed an appeal on points of law by Roland Dumas and ordered him to pay EUR 3,000 in costs.

Complaints, procedure and composition of the Court

Relying in particular on Article 10, Roland Dumas complained that his conviction had breached his freedom of expression.

The application was lodged with the European Court of Human Rights on 3 August 2007.

Judgment was given by a Chamber of seven judges, composed as follows:

Peer Lorenzen (Denmark), President
Renate Jaeger (Germany), 
Karel Jungwiert (the Czech Republic), 
Mark Villiger (Liechtenstein), 
Isabelle Berro-Lefèvre (Monaco), 
Zdravka Kalaydjieva (Bulgaria), judges
Jean Yves Monfort (France), ad hoc judge

and also Claudia Westerdiek,
Section Registrar.

Decision of the Court

The Court had to determine whether Roland Dumas’s conviction – which was in accordance with French law and had pursued the legitimate aim of protecting the public prosecutor’s reputation and rights – could be regarded as “necessary in a democratic society”. It observed that the margin of appreciation enjoyed by the authorities in assessing such “necessity” was particularly limited. The book by Roland Dumas concerned an affair of State that had attracted widespread media coverage; it had imparted information of public interest on the functioning of the judiciary and, moreover, fell within the scope of political expression.

The Court considered, firstly, that the method of analysis used to convict Roland Dumas had been dubious. In particular, the Paris Court of Appeal had ignored certain aspects of the alleged offence, focusing on a single comment (“you could have sat in the Special Sections”) without referring to its context in the reasoning, while at the same time needing to rely on assertions for which Roland Dumas had not been prosecuted in order to find that he could not be said to have acted in good faith.

The Court also attached particular importance to the fact that no criminal proceedings had been pending against Roland Dumas at the time when the statements in question had been made. The Court of Appeal should have taken that factor into account in weighing up the respective interests of Roland Dumas and the public prosecutor.

In addition, in his book Roland Dumas had merely exercised his freedom, as a former defendant in criminal proceedings, to recount the story of his own trial. He had also been careful to put his comments in context and to explain them. He had given an explanation of his anger and what had caused it, distancing himself from his own excesses by describing his loss of control and referring to an “audacious parallel”.

The Court considered, lastly, that treating the reference to judges of the Special Sections not as a criticism of the public prosecutor’s alleged frame of mind but as a precise fact capable of being examined in adversarial proceedings, and requiring the truth of that accusation to be proved even though the impugned passages of the book by Roland Dumas had given an explanation of his anger and the intellectual process that had prompted his excessive remarks, did not constitute a reasonable approach to the facts.

The Court thus concluded by five votes to two that there had been a violation of Article 10.

It held that, by way of just satisfaction (Article 41), France was to pay Roland Dumas EUR 8,000 in respect of pecuniary damage as reimbursement of the sums he had been ordered to pay. It further held that the finding of a violation of Article 10 constituted in itself sufficient just satisfaction for the non-pecuniary damage sustained by Roland Dumas.

Judges Jaeger and Villiger expressed a separate opinion, which is appended to the judgment.

***

The judgment is available only in French. This press release is a document produced by the Registry. It does not bind the Court. The judgments are available on its website.

Press contacts

echrpress@echr.coe.int / +33 3 90 21 42 08 

Frédéric Dolt (telephone: + 33 3 90 21 53 39)
Emma Hellyer (telephone: + 33 3 90 21 42 15)

Tracey Turner-Tretz (telephone: + 33 3 88 41 35 30) 
Kristina Pencheva-Malinowski (telephone: + 33 3 88 41 35 70) 
Céline Menu-Lange (telephone: + 33 3 90 21 58 77) 
Nina Salomon (telephone: + 33 3 90 21 49 79)

The European Court of Human Rights was set up in Strasbourg by the Council of Europe Member States in 1959 to deal with alleged violations of the 1950 European Convention on Human Rights.

1 Under Articles 43 and 44 of the Convention, this Chamber judgment is not final. During the three-month period following its delivery, any party may request that the case be referred to the Grand Chamber of the Court. If such a request is made, a panel of judges considers whether the case deserves further examination. In that event, the Grand Chamber will hear the case and deliver a final judgment. If the referral request is refused, the Chamber judgment will become final on the day the request is rejected.

Once a judgment becomes final, it is transmitted to the Committee of Ministers of the Council of Europe for supervision of its execution. Further information about the execution process can be found here: www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution.


2 The Special Sections were special tribunals attached to courts of appeal, set up by the Vichy regime in 1941 during the German occupation for the purpose of trying members of the Resistance, in breach of the fundamental principles of criminal law.


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La contribution du justiciable

Publié le 16/07/2010 à 07:55 - Modifié le 16/07/2010 à 08:00 lepoint.fr

ACCÈS AU DROIT

Le justiciable pourrait payer une partie de l'aide juridictionnelle

AFP

 

La contribution du justiciable dans son aide juridictionnelle pourrait s'élever à 8,84 euros © PHOTOPQR/LE RÉPUBLICAIN LORRAIN

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Le ministère de la Justice, qui souhaite trouver de nouvelles ressources pour financer l'aide juridictionnelle (AJ), a indiqué mardi étudier la possibilité de laisser à la charge du bénéficiaire de l'AJ une part modérée de la dépense de justice liée à son affaire. Cette contribution du justiciable pourrait s'élever à 8,84 euros, "sachant que le montant moyen de l'aide juridictionnelle versée par l'État pour une affaire est de 450 euros", a précisé à l'AFP le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier. Il s'agirait "d'une participation symbolique, forfaitaire et unique pour l'ensemble de la procédure", a souligné Guillaume Didier, ajoutant que ni le principe, ni le montant définitif n'étaient arrêtés.

Pour la chancellerie, cette contribution ne peut s'assimiler à un "ticket modérateur qui consisterait à taxer chaque acte et non la procédure dans son ensemble". L'expression de "ticket modérateur" a été employée dans la matinée par un cadre du ministère de la Justice entendu à l'Assemblée nationale par la mission d'information en vue d'améliorer l'accès au droit et à la justice. Didier Leschi, chef du service de l'accès au droit et à la justice au ministère, avait indiqué que cette idée d'une contribution du justiciable avait été retenue par la chancellerie qui travaille à une refonte de l'aide juridictionnelle versée par l'État aux avocats pour assurer la défense des personnes à revenus modestes.

Les solutions retenues présentées à la rentrée

Déjà préconisée par un rapport sénatorial en 2007, la perspective d'instaurer un ticket modérateur avait à l'époque suscité de nombreuses critiques, de l'opposition notamment. Un second rapport, rédigé en 2009 par l'avocat Jean-Michel Darrois, avait estimé que la gratuité totale et absolue de l'AJ ne pouvait être maintenue indéfiniment. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, tout comme les différents acteurs du monde judiciaire, estime qu'il faut augmenter l'enveloppe allouée à l'aide juridictionnelle qui s'élève à 300 millions d'euros pour 2010, en trouvant d'autres sources de financement que l'État. Les solutions retenues devraient être présentées à la rentrée, a indiqué le ministère à l'AFP.

Une autre piste a déjà été avancée : recourir à la manne des contrats de "protection juridique" signés par les particuliers lorsqu'ils souscrivent, par exemple, une assurance automobile ou habitation, soit 700 millions d'euros collectés en 2008 par les assureurs privés. Mais les discussions en cours sur cette question entre le ministère de la Justice et les assureurs ont du mal à aboutir, a souligné Didier Leschi devant les députés qui l'auditionnaient. Les assureurs ne trouvent pas leur équilibre financier dans les schémas actuellement étudiés, a expliqué Didier Leschi.

En tout état de cause, seule l'aide juridictionnelle versée dans d'autres contentieux que ceux d'ordre familial ou pénal pourrait leur être déléguée via une option aux contrats d'assurance par exemple, a-t-il précisé. Or, les contentieux familiaux représentent "le poste principal" de l'AJ, a-t-il rappelé.

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14.07.2010

Liliane Bettencourt a donné cinq millions à Patrice de Maistr

Liliane Bettencourt a donné cinq millions à Patrice de Maistre

Par L'Express, publié le 13/07/2010 à 13:35

Le gestionnaire de la plus grande fortune de France a lui aussi bénéficié de ses largesses - après impôt.

Patrice de Maistre n'est pas seulement le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Il compte aussi au nombre des bénéficiaires des largesses de la femme la plus riche de France. En 2008, celle-ci lui a offert, sous la forme d'un don manuel devant notaire, la somme de 5 millions d'euros, sur laquelle elle s'est elle-même acquittée d'un impôt évalué à environ 3 millions. Cette découverte, effectuée par les enquêteurs qui ont perquisitionné, vendredi 9 juillet, les sociétés Thétys et Clymène, de même que le domicile de Patrice de Maistre, éclaire d'un nouveau jour les relations entre ce dernier et sa cliente.

Agé de 61 ans, M. de Maistre, descendant du philosophe contre-révolutionnaire Joseph de Maistre (1753-1821), est l'une des vedettes involontaires des