01.12.2009

Bâtiment : marre de payer

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ecoutez et chantez

ce chant de désespoir

des travailleurs de France

du XXI ème siècle

podcast

 Complainte des artisans

 

Monsieur le Président

Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut être

Si vous avez le temps

 

Je viens de recevoir

Un joli formulaire

Que je ne peux vous taire

Avant mercredi soir

 

Monsieur le Président

Ne les laissez pas faire

Vous êtes le gardien

De nos institutions

 

C’est pas pour vous fâcher

Il faut que je vous dise

Ma décision est prise

Je ne peux plus payer

 

On nous donne des lois

De l’espoir et du rêve

Mais en faisant mes comptes

Je ne fais que payer

 

Il ne me reste rien

Que des saisies aux comptes

Pour les Congés payés

Et pour Pro-btp

 

On m’dit de cotiser

Que c’est obligatoire

Mais sous couvert de Caisse

On nous saigne à blanc

 

Nous sommes à la peine

Et leurs caisses sont pleines

Où est parti l’argent

Des Caisses du Bâtiment ?

 

Sauvez donc les emplois

Mettez donc à néant

Les abus de ces caisses

Et nous serons contents.

 

Si elles rendent l’argent

Vous sauverez la France

Et des millions d’emplois

Pour tous ses bâtisseurs.

 

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Pour en savoir plus :

 

 

- BTP Congés Payés - Sénat : le rapport

Rapport CCPB 09-0671.pdf

-  La caisse de congés payés

n'est pas un organisme public.

 

Et elle a perdu un procès là-dessus.

Congés payés pas organisme public.pdf

-

Ho Ho BTP Caisses de Congés Payés

 

Rien n'arrêtera le mouvement : les vacances des ouvriers du BTP sont toujours dans l'impasse. Cette fois-ci, le Sénat se penche sur le système dans un rapport astucieusement nommé « Pour une gestion transparente des caisses de congés payés du bâtiment et des travaux publics » [1]. Retour sur un scandale révélé par Eco89.
 
Le sénateur (centriste) Jean Arthuis avait soulevé un coin du voile en juin : le BTP cache un trésor de 777 millions d'euros [2]. Le voici qui s'implique un peu plus dans la dénonciation des turpitudes de l'Union des caisses de France (UCF), sorte de holding de tête des caisses de congés payés du BTP. Avec un titre choc, à lire en creux [1].
 
Un système chroniquement bénéficiaire
 
Résumons : depuis 1937, les ouvriers du bâtiment touchent leurs congés payés de l'une des 32 caisses, créés en théorie pour protéger leurs intérêts matériels. Dans les faits, la Fédération française du bâtiment (FFB) tient solidement les rênes de ce système [3] : 6 milliards d'euros collectés pour 1,6 millions de salariés, le tout placé pendant un an pour générer des intérêts…
Résultats : des réserves énormes, évaluées à 749 millions d'euros le 31 mars 2009. L'entreprise, qui fait vivre 920 salariés, est florissante. Chroniquement bénéficiaire sur ses derniers exercices (lire page 14 du rapport) :
 
  • 2007-2008 101 990 milliers d'euros de résultat net (selon l'UCF)
  • 2006-2007 147 734
  • 2005-2006 73 767
  • 2004-2005 30 260
  • 2003-2004 54 086
Le dernier exercice (2007-2008) a été particulièrement excédentaire, grâce notamment au produit des placements financiers :
« En 2008, le résultat financier s'est élevé à 133 millions d'euros. Selon les responsables des caisses, la suppression d'une telle ressource, qui ne pourrait être compensée par la seule réduction des coûts de gestion dont le montant s'établit à 96,3 millions d'euros, conduirait à relever mécaniquement les taux de cotisation. »
Or, de manière assez byzantine, certaines caisses ont commencé à rendre les surplus d'excédents. Ainsi, la caisse d'Evreux a rendu 3 millions d'euros en 2008, tout en baissant son taux de cotisation de 0,4%.
 
Un magot qui suscite des convoitises
 
C'est aussi une excellente affaire pour les organisations patronales, seules à siéger dans les conseils d'administration de ces associations, seules aussi à avoir une vue exacte sur des comptes très opaques. D'après leurs chiffres, voici ce que les caisses ont reversé en 2008 aux fédérations du BTP (page 28) :
 
  • FFB 63,63 millions d'euros
  • CAPEB 6,58 millions d'euros
  • FNTP 4,61 millions d'euros
  • FFIE 2,6 millions d'euros
On le voit, le magot est très inégalement réparti. D'où de solides inimitiés : la Capeb réclame depuis des mois sa part du gâteau à la FFB qui ne veut rien savoir. Et encore moins entendre parler d'une ouverture aux représentants des syndicats. La cause ne mobilise d'ailleurs que faiblement les confédérations, puisque seule la CFDT s'est manifestée auprès de Jean Arthuis.
 
Dommage, car au lieu de payer 14% de leur masse salariale pour financer les congés payés de leurs salariés, les entreprises du BTP paient en moyenne plus de 19%. Chiffre qui inclut les cotisations aux organisations professionnelles, longtemps présentées comme obligatoires… alors qu'elles sont parfaitement facultatives.
 
Une jolie promesse de Gascon : le don oublié aux HLM
 
Le meilleur est pour la fin. Au printemps, alors qu'elle sent l'étau se resserré, la FFB se dit prête à débloquer 100 millions d'euros pour le logement social, dans le cadre du plan de relance du gouvernement. Bravo, répond Jean Arthuis, avant de déchanter, car la promesse (passée entre temps à 150 millions) n'a jamais été honorée.
En langage de sénateur, cela donne (page 41) :
« Enfin, s'agissant de l'engagement pris par l'UCF de mobiliser ses réserves à hauteur de 150 millions d'euros pour soutenir l'activité du bâtiment dans le secteur de la réhabilitation des habitations à loyer modéré et des travaux publics, force est de constater que, depuis l'annonce faite en avril dernier, aucun euro n'a été investi.
Pour l'heure, l'opération rendue publique par la FFB au sortir d'une concertation avec M. Brice Hortefeux, alors ministre en charge du travail, relève de l'effet d'annonce. »
Qui plus est, la FFB renvoit la responsabilité de ce retard à l'administration, accusée de ne pas avoir donné son accord à un système d'achat de titres pour soutenir des prêts bonifiés à 1%. En clair, il n'est plus question d'un don au logement social, mais de prêter de l'argent que les caisses récupéreront dans quelques années !
 
De bonnes questions, mais pas de réponses…
 
S'il a le mérite de poser de bonnes questions sur le fonctionnement des caisses, ce rapport du Sénat s'arrête aux portes des sièges luxueux du BTP [3]. Il omet d'aborder frontalement quelques sujets brûlants :
 
  1. L'existence même des caisses de congés payés est-elle encore légitime ?
  2. Pourquoi ne pas rassembler les 32 caisses en une seule (la Capeb y est favorable) ?
  3. Pourquoi ne pas ouvrir les conseils d'administration aux représentants des salariés (la FFB y est complètement opposé) ?

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Bâtiment : des cotisations à surveiller

Collines.jpg

 

Nous vous l'expliquions hier.

Vous pouvez économiser sur les charges,

en surveilant les cotisations,

En ne payant que ce qui est vraiment dû !

Or sur l'excellent site du Docteur Reichman :

http://www.claudereichman.com/

nous avons trouvé cet arrêt de la Cour d'appel  

Il est merveilleux :

le juge demande la justification des cotisationzs demandées.

Faites pareil, lisez :

arret cour pau cdb 13 12 2003.pdf

Alosr, parlez-en autour de vous, faites-le savoir.

Moins de charges pour le constructeur,

La maison moins chère pour vous !!!

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Bâtiment, Congés payés : le début

Bâtiment travaux publics : une longue étude

 

la série des respectdeslois

 

L’affiliation « obligatoire « en question aux « Caisse de congés payés ».

 

 

Acte 1

 

Ce dossier va vous paraître "technique "

Mais il va se faire sur plusieurs jours.

 

Ceux qui s'intéressent au bâtiment,

professionnels ou consomateurs

 

(Vous voulez une maison moins chère,

expliquez aux constructeurs

avec nos documents

mais attendez la fin de notre étude). 

 

Donc d'abord le petit bout de la lorgnette, mais avec tout de même beaucoup d'argent au bout !

 

argent congés payés.pdf

 

 

Les caisses de congés payés ont été instituées en 1937

en vu de  garantir les droits aux congés des salariés du bâtiments

compte tenu de leur grande mobilité. (Exemple les compagnons ).

 

statuts congés payés 1937.pdf

 

decret 30 04 1949.pdf

 

Or aujourd’hui, si l’article L 223-16 du code du Travail renvoie au pouvoir exécutif :

 

« les décrets déterminent les professions, industries et commerces et en particulier ceux où les salariés ne sont pas habituellement occupés d’une façon continue chez un même employeur au cours de la période  reconnue pour l’appréciation au droit au congé ….sous forme notamment de la constitution de Caisse congés payés … »

 

 A CONTRARIO, les entreprises d’intérim SONT EXONEREES de l’adhésion à une caisse de congés payés et les salariés bien établis au sein d’une entreprise font parti de la masse salariale à déclarer alors que ceux qui sont à contrat à durée déterminé n’en font pas partie.

 

L’esprit des textes de droit a donc été détourné et inversé. LE PRINCIPE D’EGALITE VIOLE.

 

Ainsi, il appert que c’est sur la base de textes réglementaires que la caisse-association fonde ses demandes.

 

La représentation populaire, le pouvoir législatif a abdiqué son rôle et a abandonné sa mission sur ce point de droit violemment anticonstitutionnel et aussi discriminatoire, attentant de façon intolérable au principe constitutionnel d’égalité sur lequel nous ne ferons pas l’injure au Tribunal de citer la jurisprudence tellement elle est connue, pléthorique et invariable, sanctionnant tôt ou tard de tels agissements insoutenables.

 

 

L’adhésion obligatoire viole les article 11 alinéas 1 et 2 de la Convention Européenne des droits de l’Homme sur la liberté d’association, ainsi que les articles 14 et 18 de la même Convention.

 

La Cedh est un texte supranational qui s’impose, et qui prime le droit français en cas de contradiction.

 

On l’a vu avec le texte sur le CPE dont qu’une juridiction française, le Conseil de Prud'hommes de Longjumeau (Document joint) a déclaré illégal car contraire au droit international.

 

La doctrine, source du droit avec la jurisprudence, s’est exprimée sur ce sujet précis par les travaux du Professeur Frédéric SUDRE, Professeur à l’Université de Montpellier, qui, dans son Traité de Droit International des droits de l’Homme, expose les violations des textes de a Cedh

 

Il faut dire qu’au temps du vieux Décret du 18 janvier 1937 - suivi quelques jours plus tard, le 13 février 1937 par la politique de la « pause sociale dans les réformes » de Monsieur Léon Blum, Président du Conseil bien conscient d’être passé en force – il n’y avait pas encore le CDI, les employeurs pouvaient faire valoir la clause de licenciement en fin de chantier, et la CEDH n’existait pas encore...

 

L’adhésion obligatoire est discriminatoire

 

En effet, ne sont concernées que certaines entreprises ayant un objet social déterminé.

 

Il y a donc discrimination et inégalité entre les diverses entreprises de France.

 

Pourquoi certaines seraient-elles capables de gérer seule le paiement des congés de leurs salariés alors que d’autres doivent en confier la mission à un organisme ?

 

D’autant plus que cette discrimination existe au sein même du secteur bâtiment puisque les agences d’intérim n’ont pas d’obligation d’adhésion aux caisses de congés payés.

 

Cette discrimination pénalise les entreprises devant adhérer à une caisse : les caisses appellent effectivement le financement des congés avec plus d’un an d’avance !

 

C’est une perte importante de  trésorerie qui nuit gravement aux sociétés de bâtiment.

 

La « Caisse de congés payés » ne remplit pas sa mission supposée

 

La caisse fait croire que les congés des salariés sont garantis.

 

Si l’adhérent n’a pas versé les cotisations nécessaires, la caisse n’assure pas le paiement des congés des salariés : elle viole ainsi l’article 2a de ses statuts.

 

D’ailleurs lors des procédures de redressement ou liquidation judiciaire la créance des caisses de congés payés ne fait pas partie des créances privilégiées au même titre que les salaires. 

 

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